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 Nos âmes vagabondes » april c.

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MessageSujet: Nos âmes vagabondes » april c.   Dim 4 Mar - 16:44



Les âmes vagabondes
april carter — james williams

- Merci révérend, encore un très beau sermon, dit la vieille dame en serrant la main de James.

L'homme lui souriant chaleureusement en hochant la tête pour la remercier. Le défilé de vieilles peaux ne cessait pas à la porte de son église. Deux putains de semaines qu'il était là et il avait déjà le droit aux louanges. Bordel, ils étaient vieux ces cons... Euh ils étaient cons ces vieux. Bah, c'était pareil. Pourtant, il continuait de sourire, un sourire qui avait l'air sincère. Enfin la dernière avait passé la porte, il la referma pour éviter les courants d'air. Déjà qu'on se caillait le cul à longueur de journée... S'il avait su que c'était aussi chiant d'être pasteur... Enfin, c'était une vieille église protestant, du genre qui avait besoin d'une bonne rénovation, mais au moins elle tenait debout, pas comme la dernière où il avait du officier pour valider sa formation et faire de lui un vrai pasteur et tout le bordel.

Le Britannique pouvait enfin jouir d'un peu de paix et de silence. C'est qu'on lui foutait rarement la paix depuis qu'il avait repris le flambeau du Paster Douglas. Ça avait l'air d'être un sacré con celui là aussi... Le bordel qu'il lui avait foutu dans le presbytère. Ah c'était sûr que pour la fin de sa vie, il avait pas toute sa tête. Pis les ricains avec leur système de retraite à la con... Fallait limite bosser jusqu'à sa mort quoi. Tu m'étonnes qu'il aura fait pasteur jusqu'à la fin, il voulait pas connaître la douce joie de pas avoir une tune à la fin du mois pour le reste de sa vie.

Il alla poser son cul sur l'un des banc proches. Bon il avait le reste de la journée pour lui, fallait pas que déconner non plus, on était dimanche.  Depuis qu'il avait endosser ce métier, le moins drôle c'était de devoir se lever tôt. Il tuerait pour pouvoir faire une grasse matinée jusqu'à au moins midi, si ce n'était plus, après s'être bourré la gueule la veille. Le dernier truc le plus fort qu'il ait bu c'était une bière. Une putain de bière. Qui se bourrait la gueule avec des bières ? A part les mecs qui avaient raté leur vie et les ados qui tenaient pas l'alcool. Un mal pour un bien, il ferait pas ça tout sa vie de toute façon, il en était certain.
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MessageSujet: Re: Nos âmes vagabondes » april c.   Mer 14 Mar - 19:40

Il n'y a pas à dire, April déteste au plus profond d'elle la psychiatre chargée de l'enquête sur l’hôtel. L'idée d'être dans l'obligation la dégoutte déjà, donc lorsqu'elle reçoit de sa part l'avertissement de l'interné si elle ne se confie pas à quelqu'un, elle voit rouge. Une envie de la tuer lui a traversé plusieurs fois l'esprit, mais son incompréhension la pousse a ne pas agir et trouver une solution à ce problème. La voir lui donne des sensations bien trop étrange et désagréable pour vouloir continuer à se forcer de la voire. Elle se met alors à marcher dans les rues seule, préférant ne pas rentrer de suite. C'est dans sa marche perdue qu'elle croise une foule de personne sortant d'une église, elle reste figée là à les regarder se demandant ce que ça pourrait bien faire d'être une personne normale. Oui, une personne qui comprend et contrôle ses sentiments ainsi que ressentis. Être cette personne normale, madame tout le monde, entouré d'une famille tout aussi normal et aimante. Est-ce qu'April parviendrait à être heureuse ainsi ? Elle-même l'ignore. Après être resté longuement dans ses pensées elle relève la tête et constate qu'il n'y a plus personne. Elle profite de cette occasion pour se faufiler dans l'église. Une fois à l'intérieur elle regard autour d'elle tout en se dirigeant vers un banc qu'elle choisie au hasard. Elle s'assoit et se prend une photo qu'elle se met à regarder attentivement.

Elle a toujours gardé cette photo comme son plus grand des trésors, c'est à ses yeux tout ce qu'il lui reste de son grand frère Damon. Bien qu'il soit aujourd'hui plus que méconnaissable par rapport à la photographie. Cheveux mi-long noir avec les pointes rouge, yeux maquillés en noir, pas une seule barbe. April aura sûrement croisé son frère sans le savoir, après tout, on ne pouvait pas lui en vouloir. Cela va faire des années qu'elle ne l'a pas vu et pour couronner le tout, elle est dans la persuasion, suite à ses recherches, qu'il est mort. April avait déjà pour idée de ce confié à cette photo, à ce demandé ce que lui ferai à sa place ou s'il avait été tout simplement là. Mais est-ce que parlé à une photo l'aiderai vraiment ? Ça, elle ne le sait pas non plus. Une résonnance lui fait lever la tête pour ranger l'image qu'elle fixe depuis un moment déjà. Elle se tourne vers l'origine du bruit et voit le prête. Une gêne qu'elle ne comprend pas se fait sentir et lui fait donc demandé froidement.

« Je dois partir d'ici ? »

La jeune blonde n'a jamais été croyante ni quoi que se soit d'autre, elle ignore donc si elle est autorisée ou non à venir dans ces lieux. 

« Je ne sais pas si j'ai le droit d'être ici. »

L'honnêté lui évite en général des problèmes.






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MessageSujet: Re: Nos âmes vagabondes » april c.   Sam 17 Mar - 11:00


James avait fini par se relever après avoir fixé le vide pendant un bon moment. Du moins c'était l'impression qu'il en avait eu. Peut-être ne s'était-il assis que quelques secondes... ou un milliard d'années. En tout cas, l'église était toujours là. Parfois il se demandait quelle idée lui était passé par la tête pour en arriver là. Mais il s'en rappelait très vite et cessait de pester contre un métier qu'il avait choisi de son plein-gré. Là, il remarqua une tête blonde dans l'édifice religieux. Il ne l'avait pas entendu rentrer. A vrai dire, quand on avait pas envie de faire de bruit, c'était assez facile de passer inaperçu. Oui, même lorsque chaque pas sur le sol avait tendance à se réverbérer de partout. La jeune femme le remarqua à son tour et s'adressa à lui d'un ton qui lui paru étrange sur l'instant, lui qui avait pris l'habitude des tons un peu plus chaleureux des protestants.

- La maison de dieu est ouverte à tous, répondit simplement James avec un léger sourire bienveillant.

A force, il ne se rendait même plus compte qu'il adoptait aisément des airs mielleux et chaleureux. A croire qu'il avait pris le plis assez facilement. De la à croire qu'il était une personne simple et généreuse... ça s'était autre chose. Enfin, un mal pour un bien n'est-ce pas. Il garda son attention sur la jeune femme qui - comme elle l'avait souligné - n'avait pas l'air d'être une habituée des lieux saint. Ah... une athée. Il avait l'impression d'en avoir croisé moins souvent dans ce pays que dans les rues de Londres et Manchester. En même temps, la population américaine était croyante à 80% ou 90%, avec un coude à coude entre les Catho et les Protestants. Ouais, James avait bien bossé ses cours au séminaire. Ouais il avait fait un séminaire pour pouvoir devenir révérend. Lui même n'avait jamais cru qu'il fera ça un jour. Mais ce n'était pas si simple que ça de se faire passer pour un homme d'église, il fallait être crédible. Jouer les catho aurait pu être marrant, malheureusement pour lui, la Grande Bretagne avait initié le Protestantisme sous l'égide de Henry VIII, ce trou du cul. Du coup, en cas d'enquête, le moindre truc louche pouvait faire tiquer les flics, James n'avait pas voulu prendre de risque.

- Vous semblez soucieuse. Si ce n'est le seigneur qui a guidé vos pas jusqu'ici, que me vaut la joie de votre présence ? demanda le révérend en joignant ses mains.

Il fallait reconnaître qu'il y avait ici une chose d'agréable, c'était que l'église était un lieu assez tranquille pour y réfléchir. On était pas emmerdé et le silence était parfait pour se remettre les idées en place. Parce que ouais, finalement un bar s'était sacrément bruyant quand on devait élaborer des plans...
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MessageSujet: Re: Nos âmes vagabondes » april c.   Mer 4 Avr - 18:54

April n'a aucune idée de ce que l'église peut représenter pour chacun. Depuis toujours elle ne s'est pas intéressé à la religion et n'a jamais essayer de le comprendre. La galère et tout les test que ses parents adoptif lui donnait ne lui ont jamais laissé le temps de se faire une propre opinion là dessus. Bien trop concentré par ce qui la rend si différente elle n'a jamais chercher à croire en quoi que se soit depuis qu'elle est partie de chez les deux scientifiques. Une chose est sûre, c'est que les sensations que lui fait ressentir cet endroit lui montre bien que ça place n'est pas tellement ici. Si elle serait croyante, elle serait sans doute la pire pécheresse de la ville. C'est pour ces raisons multiples que la jeune blonde ne sait pas quoi dire et encore moins quoi faire quand le maître des lieux se dirige vers elle. Citant l'église comme la maison de dieu la blonde fronce les sourcils. Pourquoi une personne se faisant appeler dieu accueillerait tout le monde, voir même n'importe quoi ? Drôle de personne celons elle... Elle s'en demande même pourquoi ce Dieu en est arrivé là. Elle ne répond donc pas à cette phrase bien trop soucieuse sur le coup de la logique des paroles de son interlocuteur drôlement habillé. Elle le laisse reprendre la parole et fronce de nouveau les sourcils.

« Personne ne m'a guidé ici... »

Elle secoue la tête et tente tout de même de se remémorer la raison de sa venue. Il n'y en avait pas tellement, mais se sont plutôt son inquiétude par rapport à cette maudite psychiatre qui l'a mener jusqu'ici. April garde son air froid adopté depuis sa sortie forcé de l’hôtel pour exprimer tout cela et ajoute d'un ton aussi froid que son visage.

« Cette garce de psy me menace de m'interner si je ne me confie pas à quelqu'un. Sois disant pour mon bien. Mais je pense qu'elle est vraiment mal placé pour savoir ce qui pourrait me faire du bien ou du mal... Elle m'a toujours plus énervé qu'autre chose. »

C'est limite si elle n'avait pas envie de la tuer. Mais elle doute que Timothy soit de cet avis, cet homme qui hante autant ses pensées. 

« Et non seulement, je ne vois pas à qui je pourrais parler et encore moins de quoi. Sauf que je ne veux pas me faire interner. Ça me séparerait encore d'une personne qui fait que j'ai des douleurs étrange quand il n'est pas là. Ce n'est vraiment pas agréable. »

Elle croise les bras et se met à regarder dans le vide.

« Je suis dans une impasse et je ne sais pas comment en sortir. Ça me fait serrer les dents et me donne envie de faire du mal à cette traînée... »

Rien que d'y penser elle serre de nouveau les dents un peu comme pour confirmer ses dires involontairement. 






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MessageSujet: Re: Nos âmes vagabondes » april c.   Dim 15 Avr - 6:32


La réponse ne tarda pas à venir quant à la raison de la jeune femme dans l'église. Et bien le moins que l'on puisse dire, c'était que James ne se serait jamais attendu à entendre ça. Sacré histoire. Apparemment elle ne portait pas sa psychiatre dans le cœur. Étonnant, en général on choisissait son psy, à moins d'avoir des tendances masochistes. Néanmoins, le Britannique tentant de repenser à tout ce qui avait pu vivre lui même ou bien les histoires qu'on avait pu lui raconter avec les années. Se servir de l'expérience des autres c'était toujours très utile, surtout dans des situations complètement inédites. Enfin, il faudrait peut-être qu'il en prenne l'habitude, après tout un révérend était amené à se retrouver face à bien des individus, hostiles ou pas. Pour le côté hostile il devrait pouvoir gérer, c'était pour le reste qu'il aurait sans doute du mal.

- Je suis sûr que malgré ce que vous en dites, elle ne veut que votre bien, répondu James sur un ton doux et mielleux. Parfois le seigneur nous plonge dans la tourmente non pas par volonté de nous faire du mal, mais pour nous apprendre à affronter nos peurs et nos faiblesses. L'être humain est faillible, mais il peut devenir plus fort pour lui et pour son prochain.

Ah ça, il l'avait presque appris par cœur celui-là. C'était la réponse passe partout des prêtres et autres représentant religieux. Dieu ne nous a pas mis sur Terre en nous disant qu'il s'agissait du paradis. Mains toujours jointes, l'homme observait son interlocutrice qu'il trouvait toujours très étrange en plus de sa froideur apparente. Mais bon, elle ressemblait déjà moins à un molossoïde que la plus part des Caïds qu'il avait croisé dans sa vie, il ne devait donc pas craindre grand chose.

- A quelle épreuve Dieu vous soumet-il ? demanda James, témoignant de son intérêt pour les problèmes de la jeune femme.

Au point où il en était, c'était pas une athée de plus ou de moins qui allait lui gâcher son dimanche. De toute façon, à part glander, il avait juste prévu d'aller faire un tour au jardin communautaire pour aller faire un peu de jardinage. Bordel, il s'était mis au jardinage... Bon pour le moment vu la saison ça se limitait surtout à faire du désherbage et l'entretient. D'ailleurs faudrait qu'il pense à tailler le cerisier, c'était la bonne période. Si on lui avait dit qu'un jour il ferait du jardinage, il ne l'aurait jamais cru... Au pire peut-être qu'il réussirait à convaincre la blonde de lui filer un coup de main, ou pas.
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MessageSujet: Re: Nos âmes vagabondes » april c.   Dim 29 Avr - 17:23

April est vraiment remontée contre cette psy. En départ, la voir était juste un supplice obligatoire. Maintenant depuis noël, c'est juste devenue son ennemi numéro un. Changer de psy ? Elle aimerait beaucoup, sauf qu'on ne lui laisse pas vraiment le choix. Elle lève les yeux au ciel quand le révérend suppose qu'elle fait tout ça pour son bien. À ses yeux, il n'y a que deux personnes qui sont préoccuper par son bien-être, Timothy Parker et Damon, sauf que Damon est mort, il ne lui reste donc plus que Tim. Rachel et Capucine sont bien entendue là pour elle. Il y a mère le père de Capucine qui lui fait office de paternelle, mais ce n'était pas pareille, eux n'étaient pas capable de la comprendre malgré toute leur bienveillance. Mais cette bienveillance April à la certitude que la psychiatre Ravenwood ne l'a pas envers elle. C'est même une évidence, sinon pourquoi est-ce qu'elle se serait permis d'accompagner elle son petit ami à l’hôpital plutôt qu'April ? La seule sensation positive qu'elle parvient à avoir à son cabinet, c'est son chien. Tant d'affections donné tout d'un coup et le seul ressenti qu'elle a de positif, mais il ne comble largement pas le reste. Elle n'a jamais eut l'envie de parler à cette femme et cette réticente et maintenant devenue une évidence. Elle ne peut alors pas s’empêcher de hausser les sourcils pour répondre à la première phrase du prêtre.

« Elle? Vouloir mon bien ?! En m'interdisant de rester auprès d'une personne que... Que j'aime et que je n'ai pas vu depuis trois ans. Pour ensuite se donner le droit devant moi de l'accompagner elle à l’hôpital ? J'en doute fort, elle a juste voulu me faire mal me provoquer, me montrer qu'elle fait ce qu'elle veut et pas moi ! »

Elle secoue la tête pour se calmer. La personne qui lui adresse la parole, il n'est pas responsable de ce qui s'est passé. Elle se contente alors d’écouter ce qu'il avait à dire et elle ne comprenait pas pourquoi il parlait sans cesse de Dieu. Elle ne sait même pas de qui il s'agit et encore moins de son influence pouvoir, voir même existence. Une fois qu'il a terminé, elle pince les lèvres baisse la tête et soupir.

« Je n'en sais rien... Je suis incapable de comprendre ce qui se passe pour tout vous dire. »

Ne pas comprendre ses ressenties l’empêche souvent de comprendre le problème. Son corps se met à trembler sans trop qu'elle comprenne pourquoi. Puis elle se souvient d'une chose qu'elle sait à son égard, une chose qui explique sa différence par rapport au autre. 

« Je viens de me souvenir du nom de ce mal étrange auquel je souffrirais. C'est l'alexithymie, mes parents en parlait très souvent... Un peu trop souvent d'ailleurs. »

Elle n'avait jamais parlé de ses parents à quiconque, mais ce prête réussissait à la mettre en confiance malgré elle. Et elle avait l'envie étrange d'en parler au moins à une personne et c'est tombé sur lui. Elle décide alors de le nommé comme la personne à qui parler pour ne pas se faire interner.

« Est-ce que... ça vous dérange si... C'est vous la personne à qui je me confirais ? »






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MessageSujet: Re: Nos âmes vagabondes » april c.   Sam 19 Mai - 10:15


Alors qu'il était entrain de réfléchir à la période à laquelle il faisait bon planter des carottes, James continuait d'écouter la blonde. Ouais, il pouvait faire deux choses en même temps, lui aussi ça le surprenait, néanmoins ça lui permettait de continuait à arborer un air bienveillant. Le moins qu'on pouvait dire, c'était qu'elle portait pas sa psy dans le cœur. On pouvait pas aimer tout le monde, c'était sûr, mais là ça avait l'air d'être une déclaration de guerre. Après, n'ayant qu'un seul point de vue sur cette affaire, James ne pouvait que jouer les modérateurs et tenter de calmer le jeu, il n'était pas question d’attiser les querelles, pour un révérend ça la foutait mal. A une autre époque il se serait très certainement beaucoup amusé à provoquer le chaos. Enfin, aujourd'hui c'était différent. Alors il écoutait les doléances. Il hocha la tête lorsqu'elle lui parla d'une maladie au nom alambiqué, les psy avaient le don de trouver des mots compliqués putain… S'pour que le commun des mortels puisse pas comprendre ou quoi ?

- A défaut de pouvoir vous faire la confession, je me fais un honneur d'être l'oreille attentive à laquelle vous devez vous adresser, répondit James.

Bordel, ça fait des années qu'il avait pas parlé aussi bien ! Bon avec les années son langage avait évolué mais là ! Là c'était un autre niveau ! A croire que devenir pasteur c'était un des meilleurs trucs qu'il ait pu faire, même si ça l'avait sacrément fait chier au début. Bon il était vrai qu'avec les femmes, il avait jamais vraiment été très à l'écoute, fallait dire aussi qu'elles étaient sacrément casse-couilles à vous demander la lune. Mais, à présent qu'il avait trouvé un job intéressant, il pouvait bien jouer le rôle à fond. Il savait à quel point c'était important de créer du lien entre les individus et même si celle là avait juste l'air d'avoir un problème d'ordre psycho, ça montrerait aux autres qu'il était quelqu'un de confiance. Il fallait encore qu'il creuse son trou dans le quartier et surtout dans la ville, chose qui allait prendre du temps. D'autant qu'il visait pas les papys et les mamies mais plutôt la population plus jeune, genre les p'tites frappes, les délinquants, etc. Bref, le beau peuple, celui avec lequel il avait l'habitude de faire affaire la majeur partie du temps. Heureusement que la majorité des américains étaient des putains de croyant puritains avec une majorité de protestants. La pour le coup c'était du pain béni !

- Souhaitez vous poursuivre cette conversation ? Demanda James qui sentait qu'elle commençait à être assez encline à continuer la conversation.

Ouais, il avait toujours espoir de la traîner dans le jardin communautaire. Ce jardin… Franchement il risquait d'y passer pas mal de temps ! Tout le monde aimait la bouffe, en plus les mamies lui filaient pleins d'astuces pour jardiner sans produits, que du naturel, James était refait ! Bon par contre le jour où il se met à faire ses propres conserves, faudra s'inquiéter. Quoi que… Ce serait pas mal d'aller revendre ça sur le marché, ça ferait un peu d'argent pour la paroisse… Damn, c'était qu'il commençait à penser comme un vrai révérend ! Bah tant mieux, il serait encore moins soupçonner à l'avenir, on le prendrait pour le bon petit samaritain qui pense aux autres et à son église, c'était tout bénéf !
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