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 Donne moi ta main » rachel n.

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MessageSujet: Donne moi ta main » rachel n.   Mer 11 Avr - 22:12



Donne moi ta main
rachel newman — andrew stewart

Vendredi 2 février ;
La semaine avait été longue sans vraiment être compliqué. A dire vrai, les chose s'étaient vraiment accéléré depuis un mois à propos de l'enquête, sans forcément avoir besoin de rentrer dans les détails. Mais les journées étaient un peu toutes les même, levé très tôt et couché relativement tard. Je savais bien que j'avais signé pour ça, il ne fallait pas se plaindre, mais s'était surtout l'ambiance à la maison qui était plombée. Pour Rachel, la fin d'année avait été terrible, surtout la dernière semaine de décembre. Janvier n'avait pas été meilleure après l'annonce qui m'avait été fait que Dylan allait vivre chez son père. Son père… Celui là avait débarquer sans prévenir autant à Little Rock que dans nos vies. Une raison de plus qui rendait Rachel dans un état assez préoccupant. Le problème était que même avec la meilleure volonté du monde, elle me semblait en permanence en état d'anxiété, tout semblait l'inquiéter pour un oui ou pour un non. Je faisais toujours preuve de patience, j'étais conciliant en sachant comme tout cela n'était pas chose aisé à supporter, pourtant arrivait un moment où même moi je commençais à m'agacer.

Loin de moi l'idée de tout résoudre avec des disputes, ce ne serait que rendre les choses pires encore. Alors à l'annonce du week end, au lien de rentrer directement à la maison, j'avais décidé de faire un détour par un refuge animalier. Il y avait quelques temps de cela, Rachel et moi avions pensé offrir un chien pour Dylan à l'occasion des fêtes de Noël. Hélas, l'occasion ne s'était jamais vraiment présenté. Il me semblait qu'aujourd'hui plus que jamais, la présence d'un animal de compagnie aurait sans doute des effets plus que bénéfique pour Rachel et pour nous. Étant donné qu'elle passait le plus clair de son temps à la maison, le fait d'avoir un chien la forcerait à le promener au moins trois ou quatre fois par jour, avoir la responsabilité d'une vie entre ses mains maintenant que son fils n'était plus là. Bref, amené quelque chose de positif.

La portière de la voiture venait de claquer après mon arrivée à la maison. La rue avait l'air assez calme, la plus part des familles étaient certainement entrain de préparer le dîner. Dans mes bras, une créature qui découvrait un tout autre monde que celui du box bétonné dans lequel elle vivait avec le reste de ses frères et sœurs. Durant le trajet il avait cherché le réconfort tout en jouant les petits explorateurs. J'avais évité de justesses le premier vomi en voiture, il m'avait épargné se plaisir en vomissant directement à la vue de la voiture. Oui, c'était un peu comme avoir un enfant, beaucoup plus petit et avec beaucoup plus de poils.

- Aller mon bonhomme, voilà ta nouvelles maison, lui dis-je en lui montrant un peu la façade et le jardin.

Son petit museau bougeait dans tous les sens, captant ça et là de nouvelles odeurs. Tout un monde à découvrir ! J'ouvris la porte, déposant les clés de ma voiture de fonction sur le meuble de l'entrée. Je continuais de tenir le jeune chien contre moi, essayant encore de déterminer tous les mélanges de race qui pouvait y avoir dedans. Au moins, il n'y avait pas de danois, l'assurance de ne pas se retrouver avec un chien plus grand que moi s'il devait se mettre sur ses deux pattes arrières. Enfin, j'avais jugé plus intelligent de prend un bâtard, de réputation ils étaient connus pour être assez robuste.

- Je suis rentré ! Dis-je à voix haute avant de déposer l'animal sur le sol.

Il était fébrile, un peu inquiet. Mais quand on connaissait son histoire, c'était compréhensible. Aussi je ne cherchais pas à le brusquer, le laissant découvrir à sa guise les pièces du rez-de-chaussé.







On se demande toujours pourquoi on n'a pas agit sur l'instant. On regrette bien souvent de n'avoir rien fait alors qu'on le pouvait. Moi je regrette d'avoir agit parce que tout cela ne serait pas arrivé.
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Dernière édition par Andrew Stewart le Sam 5 Mai - 11:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Donne moi ta main » rachel n.   Dim 15 Avr - 19:44

Je suis en train de tout perdre, n’est-ce pas? J’ai cette impression que tout est en train de me glisser entre les doigts, que je vais bientôt me retrouver seule. Je suis en train d’étouffer dans le pétrin dans lequel je me suis mise. Le pire, c’est que je ne peux blâmer qui que ce soit d’autre que moi. Oui, tout avait commencé avec le retour du Faucheur, mais ce n’est pas sa faute si j’ai menti. Ce n’est pas lui qui a poussé Dylan à aller vivre chez son père. Si je me sens abandonnée, je n’ai aucun droit de blâmer qui que ce soit, si ce n’est moi.

S’il n’y avait que ça, je ne serais pas aussi mal. Certes, le départ de Dylan m’a bouleversé. Lui qui a toujours détesté son père pour ce qu’il m’a fait subir, certainement, j’ai le coeur brisé qu’il ait décidé de choisir son toit plutôt que le mien. Si son départ m’a perturbée, cela ne m’a malheureusement pas empêcher de sombrer encore plus dans le mensonge. On peut avoir tendance à penser que c’est facile de rester honnête. J’ai pourtant essayé, et me voilà devenu la personne la plus malhonnête de ma famille. Dylan ne me cache rien, mon père et mon petit ami sont dans la police… J’ai peut-être plus de ressemblances avec ma mère que je ne le croyais… Après tout, j’ai menti, malgré moi, à la seule personne qui me soit restée. Dans le cadre de son enquête, Andrew m’a posé des questions sur Jules, et quand il m’a demandé s’il avait une adresse en ville, je n’ai pas pensé à son numéro de téléphone que j’avais gardé pour moi. Depuis que Dylan est parti, ce mensonge me ronge de l’intérieur, et je sais très bien que si je n’ai rien dit depuis, c’est seulement parce que j’ai peur de le voir partir aussi, de plus en plus. J’ai peur qu’il croit que je lui ai délibérément caché cette information, ou qu’il croit que je lui cache une histoire entre Jules et moi. Remarque, je lui ai caché ce baiser que nous avons échangés à notre sortie du Crescent Hotel. À bien y penser, je suis sans doute pire que ma mère...

D’un soupir, je reviens à la réalité et mon regard se pose autour de moi. Je suis debout devant le four. Je termine de cuire la viande avant de l’ajouter aux pâtes dans leur sauce. Je ne me suis pas vraiment pris la tête pour préparer le dîner aujourd’hui, étant donné que j’ai passé l’après-midi à étudier. Du moins, j’ai essayé, mais mon esprit divague toujours. Je n’ai donc rien pu faire de ce côté là, sauf relire une bonne vingtaine de fois la même phrase, dans le même paragraphe de mon livre d’école. D’ailleurs, comme le repas est prêt à être servi et qu’il ne reste plus qu’à attendre Andrew, je retourne au salon pour ranger mes cahiers. C’est là que j’entend la la voiture de l’enquêteur se garer. Mon coeur se met à battre rapidement et nerveuse, j’en échappe mes livres. Je me penche donc pour les ramasser et je ne vois pas Andrew sortir de la voiture avec l’animal. Je l’entends avertir de son retour quand je dépose mes livres sur la table basse. Je vais donc le rejoindre, mal à l’aise. Je sais que je dois dire la vérité à celui-ci, et j’ai peur que ce soit ce soir LE soir. Mais pour l’instant, dès que mes yeux se posent sur lui, je ne peux m’empêcher de sourire. Certes, mais mon sourire laisse place à de la surprise quand je vois le chien sur le sol, se mettre à sentir mes jambes. « Oh ! » Je jette un regard surpris à Andrew avant de me pencher. « Bonjour toi. » Je lui fais sentir ma main pour avoir sa permission de le caresser sur la tête. Je relève ensuite mes yeux sur mon petit ami pour me relever. « C’est une victime de l’une de tes enquêtes? » Je ne demande pas ça sur le ton de la plaisanterie, mais je me doute que ce n’est pas le cas. Je l’embrasse alors et je le débarrasse ensuite de son manteau pour qu’il soit confortable.







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MessageSujet: Re: Donne moi ta main » rachel n.   Sam 5 Mai - 11:54


- J'aimerais bien, mais non, répondis-je avec un sourire avant de répondre au baiser de Rachel. Je ne dirige pas encore une auberge pour les victimes de Little Rock.

Qui sait, peut-être que dans quelques années, lassé de mener l'enquête, je me serais tournée vers l'aide aux victimes. Pour le moment, j'aimais bien trop mon travail pour commencer à ramasser tous ceux et celles qui n'avaient pas eu de chance dans leur vie. Je la laissais me débarrasser de mon manteau, même si je n'avais pas vraiment à l'aise avec ça, j'avais l'impression parfois de retourner dans les années 70 où je voyais ma mère jouer les parfaites ménagères. Pour l'heure je n'en disais rien, le regard river sur la boule de poils pour m'assurer qu'elle allait bien. Il avait toujours un petit air inquiet, lui qui n'avait connu que les murs d'un box du refuge pour animaux. Il continuait de fleurer les environs, longeant le mur qui menait dans le salon.

- Non, je suis allé le prendre dans un refuge, poursuivis-je. Je me suis dis que ça nous ferait peut-être pas de mal d'avoir à s'occuper d'une petite vie.

Je pris Rachel par la taille et d'un pas délicat, je nous fis avancer discrètement dans le salon pour voir où en était le petit monstre. Il était encore jeune et d'après ce que j'avais pu voir de la mère, il aurait tôt fait de gagner quelques centimètres en plus. On ne voyait même pas la queue dépasser derrière le canapé, mais il était déjà entrain de se balader un peu partout, posant son nez sous tout ce qui était à sa hauteur. Il avait l'air un peu pataud à sa façon de marcher, le bruit de ses griffes claquant sur le sol du salon, ça ne l'empêchait pourtant pas de poursuivre son exploration avant de revenir vers nous.

- Il n'a pas de prénom, donc si tu as une idée, lui dis-je, un léger sourire aux lèvres en voyant la tête du chien pencher sur le côté en nous observant.

Décidément, il me semblait que c'était la meilleure des idées d'avoir ramené ce p'tit gars à la maison. J'embrassais Rachel sur le front avant de me pencher pour attraper le chien dans mes bras et le ramener à notre hauteur. Il cherchait déjà à poser son museau sur nos visages, il me faisait un peu penser à une petite otarie avec ses moustaches et son petit nez entrain de s'agiter. Bon d'ici quelques mois je risquais de ne plus vraiment pouvoir le prendre ainsi, alors il profitait d'être à cette hauteur pour avoir une meilleure vue d'ensemble sur la pièce.







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MessageSujet: Re: Donne moi ta main » rachel n.   Mer 23 Mai - 4:21

Le manteau d’Andrew entre mes mains, je l’accroche sur la patère puis je repose les yeux sur le petit invité que l’agent nous a ramené. Je l’écoute me dire qu’il a fait un arrêt dans un refuge pour nous le ramener. Je savais que nous avions l’intention d’adopter un chien, mais avec le départ de Dylan, je croyais que ce plan était au final tombé à l’eau. Je ne m’attendais donc pas à voir un chien aujourd’hui, et certes, ça ruinait un peu mes plans de lui parler de ma traîtrise, de mon gros mensonge. Néanmoins, j’essaie de paraître le moins embêté possible, ce qui n’est pas très difficile puisque bien que l’arrivée de ce chien soit une surprise, c’en est une bonne, et donc j’en souris.

Quand Andrew pose sa main sur ma taille pour m’inviter à le suivre, c’est plus fort que moi, je ressens une douce chaleur me posséder. Je le suis sans poser de questions, regardant la bête renifler tout ce qu’il peut trouver intéressant. En voyant la tête que le chien fait en nous regardant quand Andrew me dit qu’il n’a pas de nom m’arrache un léger rire. Je suis attendrie. Comme quoi c’est facile de me gagner.

Quand Andrew prend l’animal dans ses bras, je caresse l’animal, puis lui gratte l’oreille. « Là tout de suite, je n’en ai pas. Je ne le connais pas assez pour lui donner un nom. C'est quelque chose de trop important. » Je souris tendrement à l’animal qui semble apprécier mes gratouilles, puis je regarde Andrew. « Mais il aura besoin de bien plus que ça. Est-ce qu’on a une laisse? Et penses-tu qu’il aura besoin d’une cage ? J’ai lu qu’apparemment, avoir une cage peut être une bonne chose, puisque les chiens peuvent s’y sentir en sécurité, que ça leur fait un petit espace à eux. » Je repose alors mes yeux sur l’animal. S’il est aussi craintif qu’il en donne l’impression, je me dis que ça ne peut pas faire de tort. « Ou encore une niche ? On pourrait en construire une ensemble. Je sais pas comment faire, mais ça pourrait nous faire un beau projet. » Je souris alors à Andrew un peu plus avant de poser un baiser sur sa joue. « Dans tous les cas, tu as eu une bonne idée. Ça ne peut pas faire de mal d’avoir un petit être qui dépend de nous.

Encore une fois, je repense à Dylan et j’ai mal. Il me manque, mais je ne peux que me punir moi-même. La tristesse qui passe dans mes yeux ne reste qu’une fraction de seconde, comme je n’ai pas envie de ruiner l’ambiance, je me force à sourire et regarde Andrew. « Tu as faim? Je viens à peine de terminer le dîner. » Je regarde ensuite le nouveau membre de notre famille. « Et toi, est-ce que tu as faim? » Je caresse alors le dessus de sa tête.







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MessageSujet: Re: Donne moi ta main » rachel n.   Jeu 7 Juin - 15:06


Etais-je dupe ou allais-je continuer à jouer les aveugles ? Jusque là j'avais toujours fait en sorte d'éviter les choses, sans les voir, comme si je vivais dans un monde différent de celui du réel. Pourtant, je ne pouvais m'empêcher d'observer Rachel avec attention. Je savais que depuis quelque temps quelque chose n'allait pas, que le départ de Dylan pour aller vivre chez son père lui faisait vivre une épreuve difficile. Quand bien même je le comprenais, je ne le ressentais pas forcément. Aussi il était difficile pour moi de vraiment me mettre à sa place. Je ne pouvais néanmoins pas la forcer à me dire les choses tant je savais qu'il n'était pas toujours évident pour elle de parler à cœur ouvert. Aujourd'hui encore je ne pouvais prétendre savoir ce qu'elle avait pu vivre toutes ces années, je ne pouvais que lui offrir du temps et faire preuve de patience. Néanmoins je ne pouvais pas moi même vivre dans ce climat étrange qui planait sur la maison depuis le début du mois de janvier.

J'étais donc ravis de l'effet qu'avait ce chien sur notre foyer, cette petite vie sur laquelle il fallait à présent veiller et qui allait demander beaucoup d'attention. Les animaux nous rendaient toujours plus sincère. Si ce n'était pas pour les autres, ça l'était au moins pour soi. L'animal toujours dans mes bras, j'observais Rachel entrain de le caresser. Elle ne tarda pas à se poser les premières questions, dans son regard je voyais à nouveau briller une flamme étincelante qui éloignait pour un temps les soucis qui occupaient son esprit. J’eus un sourire en l'entendant.

- Il vient passer les premiers mois de sa vie dans un box grillagé, répondis-je dans un premier temps. Je crois qu'une niche serait beaucoup mieux pour lui.

J'imaginais déjà le week end prochain occupé à faire un peu de menuiserie en construisant la dite niche pour ce petit bonhomme. Ainsi il n'aurait pas encore de prénom, le temps pour nous d'apprendre à le connaître, de découvrir son caractère. Sans doute serait-il un vrai petit aventurier ou bien un compagnon qui aurait à cœur de protéger le canapé.

- Ok, je vais récupérer le paquet de croquette dans le coffre et on se met à table ?

Je reposais le chien par terre, sachant qu'il me restait encore quelques affaires à aller prendre. Des affaires que j'avais clairement oublier tant mon esprit s'était retrouvé obnubilé par cet être à quatre pattes. C'est à ce moment là que je regardais mon costume. Un autre monde était entrain de s'ouvrir à moi, celui des poils de chien sur les affaires. Quand bien même j'avais eu des chiens par le passé, je n'en avais pas côtoyé depuis que j'étais entré au TBI. Autant dire que cela faisait un moment maintenant.

J'embrassais Rachel sur la joue avant de filer à la voiture pour récupérer tout ce que j'avais pris au refuge après avoir adopté le petit monstre. Et surtout ne pas oublier le doudou avec l'odeur de sa mère, l'employé me l'avait répété au moins une bonne dizaine de fois jusqu'à ce que je rejoigne enfin ma voiture.







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MessageSujet: Re: Donne moi ta main » rachel n.   Dim 17 Juin - 4:51

Andrew accepte mon projet de construire une niche et ça me fait très plaisir. J’ignore totalement ce dans quoi je m’embarque. Je n’ai jamais touché un seul outil de ma vie à dire vrai. Mais l’idée de tenter cela pour la première fois avec Andrew me ravie et j’ai déjà hâte. Bref, je caresse notre nouveau bébé jusqu’à ce que j’invite Andrew à la cuisine pour le dîner. Il dépose donc le chien et m’affirme qu’il va aller à la voiture chercher les croquettes pour le chien. Il m’embrasse ensuite sur la joue et sort dehors.

Quand je le vois sortir, le chien se met à geindre et mon sourire disparaît aussi en posant les yeux sur l’animal. « Oui, je sais mon grand. » Si c’était pénible pour Dylan d’être avec moi, je ne vois pas pourquoi ce serait différent pour l’animal. Certes, il ignore ce que j’ai fait, mais il doit sans doute ressentir mes émotions que je tente de camoufler. J’avance vers la fenêtre et invite le chien à faire de même pour lui montrer Andrew qui fouille dans la voiture. « Tu vois, il est juste là. Il ne t’a pas abandonné. » Je caresse encore la tête du chien et salue Andrew par la fenêtre avant d’ensuite me rendre à la cuisine pour préparer les assiettes, le sourire effacé à nouveau de mon visage.

Je sors trois assiettes et les dépose sur le comptoir. J’ai encore ce réflexe, malheureusement. Je m’en rend compte bien vite et je soupire. Je sers une première assiette que je met sur la table, puis une deuxième que je dépose à l’autre place également. La troisième assiette reste vide. Je n’ai pas le coeur de la remettre dans l’armoire immédiatement. Je crois qu’inconsciemment, j’espère que Dylan va franchir la porte et se joindre à nous pour le dîner. Je sors ensuite un pichet d’eau que je met sur la table avec deux verres. Ne manque plus qu’Andrew pour que je m’installe. En regardant l'assiette, je prend officiellement la décision de dire la vérité à Andrew. Avoir un chien est une aventure dans laquelle je souhaite m'embarquer avec lui sans que mes remords m'empêchent d'avancer. Je veux être franche avec lui. Je crains sa réaction, mais je préfère briser cette nouvelle habitude que j'ai de mentir. Andrew est trop important pour que je me risque de m'enfoncer plus loin dans mes mensonges avant qu'il ne soit trop tard.







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MessageSujet: Re: Donne moi ta main » rachel n.   Dim 22 Juil - 17:01


La portière venait à nouveau de claquer, mes bras chargés de tout ce dont un chien pouvait avoir besoin pour grandir et s'épanouir dans son nouveau foyer. J'avais l'impression d'avoir ramené un bébé chez nous alors qu'il s'agissait d'un chiot. Dans le fond, c'était peut-être un peu la même chose non ? Sauf que lui avait bien moins de chance de nous de nous quitter pour partir à l'université. Cette idée me fit sourire. A nouveau je passais la porte d'entrée et le petit monstre venait me voir pour s'assurer que c'était toujours bien moi. Je pouvais lire l'inquiétude dans son regard et la joie aussi, de voir que je ne l'avais pas abandonné. Je sais un gros potentiel de pot-de-colle venir à plusieurs miles avec lui.

J'entrais dans la cuisine, dispatchait un peu les affaires au hasard sans vraiment le trouver une place. Je savais que tout était amené à changer d'emplacement et que nous finirions par trouver leur place définitive.

- Croquettes, gamelle, tapis... Le doudou de monsieur, dis-je en tendant ce dernier à l'adresse du chiot qui l'attrapa aussitôt dans sa gueule pour aller jouer avec un peu plus loin.

Là, je reportais mon attention sur Rachel avant de noter l'assiette en trop. Je posais le sac de croquette sur le plan de travail derrière moi, ne sachant pas s'il convenait de le ranger dans un placard en hauteur ou en bas. En bas il risquait peut-être d'être assez malin pour ouvrir la porte.

- On a du monde à venir manger avec nous ? demandais-je innocemment tout en sachant bien que c'était sans doute la force de l'habitude et qu'elle espérait voir arriver Dylan.

Mais Dylan était chez son père et jusqu'à preuve du contraire, il n'avait pas envoyé le moindre message pour les informer qu'il serait en leur compagnie ce soir. Je voyais surtout qu'elle avait l'air d'avoir quelque chose, elle semblait avoir pris une résolution. Mais je n'avais pas envie de mener l'enquête pour aujourd'hui, je préférais la laisser me dire ce qu'elle avait en tête plutôt qu'à chercher à deviner.







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MessageSujet: Re: Donne moi ta main » rachel n.   Ven 3 Aoû - 2:25

Résignée à lui dire la vérité, j’entend Andrew rentrer avec le nécessaire pour le chien. Je le regarde placer le tout un peu au hasard et je regarde avec un léger sourire en coin le chien renifler ce qu’il fait d’un air curieux, agitant la queue. Je le regarde ensuite partir avec son doudou dans la gueule. Moi qui croyait qu’il avait faim, j’imagine qu’en réalité, ce qu’il voulait pendant tout ce temps, c’était ça.

Je m’installe à table et regarde Andrew, forçant un sourire à son adresse. Ce sourire disparait quand il me demande si nous attendons de la compagnie pour le dîner. Doucement, je secoue la tête. J’ai envie de fondre sur ma chaise, de glisser et disparaître sous la table pour me soustraire à son regard. J’ai honte, non pas parce que j’ai fait l’erreur de sortir un couvert de trop. Non. J’ai honte parce que je suis une menteuse. « Ce… c’est l’habitude. »

C’est idiot, mais j’aurais voulu attendre pour lui parler. Je veux le faire, mais j’ai l’impression que les mots, tout à coup, sont coincés dans ma gorge. J’ai les mains moites. Je prend une première bouchée, pas par appétit mais plutôt pour m’occuper, le regard perdu sur la cruche d’eau que j’ai déposé au centre de la table. En finissant ma bouchée, j’inspire profondément et regarde Andrew, déposant mes ustensiles.

« Andrew, je… » Non. Mon estomac est noué. Je suis nerveuse et je cache mes mains sous la table, les déposant sur mes cuisses en sentant qu’elles tremblent légèrement. « J’ai menti. » Je baisse les yeux. J’ai honte. Ma façon d'aborder le sujet est brutale, mais je sais que si je commence à tourner autour du pot, je risque de me défiler. Je n'ai pas le courage de mon petit ami, ou encore de mon fils. « Je n’en avais pas l’intention, j’étais nerveuse et je ne réfléchissais pas très bien, mais je t’ai menti… » Je réalise alors que je n’ai pas mentionné quand, ni où ou à quel sujet. « Quand tu m’as fait venir au bureau pour m’interroger au sujet de Jules… Tu m’as demandé si j’avais un moyen de le contacter, ou si je savais où il vivait… je ne sais plus. Je n’ai pas pensé à son numéro de téléphone… Dylan l’a su. C’est ça qui l’a poussé à partir. Je suis désolée. » Je préfère m’arrêter là pour voir sa réaction. Je sais que je suis fautive et je m’en veux. Je veux voir sa réaction avant de poursuivre. Après tout, je pourrais profiter de cette discussion pour lui avouer aussi que je lui avais caché que Jules et moi avions échangé un baiser avant qu’il ne vienne nous chercher, Dylan et moi, à Eureka Springs.







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MessageSujet: Re: Donne moi ta main » rachel n.   Jeu 23 Aoû - 17:48


Je la regardais sans dire un mot, voyant comme quelque chose pouvait la travailler. Mais comme toujours, je préférais lui laisser le temps de trouver les mots plutôt qu'à la forcer à m'avouer les choses. D'autant que je ne savais pas vraiment à quoi je devais m'attendre. Pour une fois, je n'avais pas du tout envie de jouer les petits enquêteurs, pas sous mon propre toi, je n'en avais ni la foi ni l'envie. Elle articula ses premiers mots, à savoir mon prénom, avait de butter. Une hésitation, la peur de me dire quelque chose. Je n'étais pourtant pas de ceux à lui jeter la pierre face au moindre écart de conduite de sa part. J'étais même peut-être la personne la plus patiente du monde. « J'ai menti » Ces mots firent un écho étrange dans mes oreilles. C'était un aveu, mais un aveu pour quoi ? Perplexe, je la laissais néanmoins continuer, sachant qu'il était malvenu d'interrompre quelqu'un.

Rachel poursuivit sans que je sache quel était véritablement le sujet de son mensonge. Aussi pour le moment, je ne pouvais lui en vouloir de rien. On ne pouvait pas en vouloir à quelqu'un qui n'avait pas encore révéler le fin mot de son histoire. Toujours silencieux, je continuais de lui prêter une oreille attentive.

Ah… le fameux Jules. Cet homme sur qui je n'avais pas trouvé grand-chose à part le fait qu'il était sur le territoire américain depuis 8 ans, qu'il avait travaillé précédemment en Alaska avant de devenir Coach dans le lycée de Little Rock. Un homme au parcours assez atypique… D'autant qu'il n'y avait rien de plus sur lui. Je n'avais rien trouvé de bien concret sur lui lorsqu'il résidait encore en Grande Bretagne. Il avait obtenu une carte verte assez vite après son arrivée à New York et puis après, l'histoire nous la connaissions tous. Malheureusement, cet homme relevait davantage du fantôme que d'un honnête citoyen américain. Aussi arborais-je à présent un air soucieux en entendant ma douce.

Pour l'heure, je ne savais pas si j'avais toujours raison de me méfier de cet homme, je constatais surtout que Rachel était en proie à de nouveaux démons. Bien sûr, en tant qu'enquêteur je pouvais lui en vouloir de m'avoir cacher ces détails, mais d'un autre côté, les victimes ne pouvaient pas se souvenir de tout. La situation présente n'échappait pas à la règle. Alors lui, j'aurais pu lui en vouloir, mais dans le fond… Dans le fond cela ne m'étonnait pas vraiment, après tout je ne savais pas ce qui s'était passé entre eux au Crescent Hotel. Machinalement, je me frottais légèrement le menton, dubitatif.

- Ce n'est pas grave, ce qui compte c'est que tu me le dise maintenant, répondis-je avec calme. Mais je ne comprend pas, pourquoi Dylan est parti à cause de ça, tu peux m'expliquer ?

Il était vraiment que pour l'heure, c'était un peu difficile à comprendre, je voyais pas pour quelle raison cela aurait mis Dylan en colère au point de préférer aller vivre chez son père…







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MessageSujet: Re: Donne moi ta main » rachel n.   Dim 9 Sep - 17:32

J’ai déballé tout ça sans vraiment trop réfléchir à mes paroles. Quand tout est dit, je soupire. Si j’ai un poids de moins sur les épaules, j’appréhende avec peu de hâte la réaction d’Andrew. Vu mon passé, je ne sais pas trop à quoi m’attendre. Enfin, je sais que je peux faire confiance à Andrew, mais quelque chose en moi m’oblige à me méfier. C’est comme ça et je n’y peux rien. Après tout, je pensais connaître Brandon également quand nous avons eu notre enfant. Pourtant, ça n’a pas empêcher le cauchemar de commencer une fois la naissance passée. « Je suis tellement désolée… » Je répète, je m’énerve moi-même. Il a comprit, je sais qu’il sait que je m’en veux. J’ai envie de pleurer, de me lever de table et me sauver en courant pour me soustraire à sa vue. J’ai honte, et je ne cache rien de tout ça.

Mais alors la réaction d’Andrew me saute au visage.

Il se gratte le menton et me dit nonchalamment que ce n’est pas grave. Il est calme. Il n’est pas fâché. Il ne semble pas l’être non plus. C’est alors que des larmes coulent alors, sans que je n’éclate en sanglot. Non, je suis trop surprise par son calme. Là, dans ma poitrine, je sens mon coeur battre. Si la nervosité l’avait fait battre rapidement, il battait désormais plus fort. Comme j’aime cet homme. Mes épaules étaient tellement tendues que j’en avais mal. Je les sens se détendre et ça me fait un bien fou. Mon Andrew me pardonne mon mensonge. J’ai l’impression que le bon Dieu vient de me pardonner un péché qui aurait dû être impardonnable.

J’en fais un plat dans ma tête. Je sais que je ne devrais pas, mais vu mon passé, le fait qu’Andrew ne se fâche pas représente beaucoup pour moi. Évidemment, je savais déjà qu’il n’était pas comme Brandon. Il est loin du compte. Il est trop droit et calme pour s’emporter pour une histoire de mensonge. Évidemment, je me doute que ça complique peut-être quelque chose du côté de son enquête, mais au moins, mon petit ami ne m’en veut pas. C’est ça l’important. Et pendant que je le contemple avec mon air surpris, je sens que cette histoire que nous vivons, notre amour, est fait pour durer. Du moins, c’est ce que je veux. Je veux avoir des projets avec lui, des enfants, voire même un mariage. J’ai maintenant des rêves, et je veux les partager avec lui. Je veux être à ses côtés quand il réalisera les siens. Je l’aime de tout mon coeur et il n’y a rien au monde qui peut se comparer à ça, mis à part l’amour que j’ai pour Dylan.

Mais je reviens sur terre quand il me demande de lui expliquer pourquoi Dylan est parti à cause de ça. C’est vrai que je n’ai pas été claire. Je pense même avoir laissé sous-entendre qu’il était parti parce que j’avais menti à Andrew. Je ne suis plus certaine à vrai dire. Je baisse les yeux. « Dylan sait ce que son père m’a fait subir. Tu le connais, il veut me protéger et veut tout faire pour que je sois heureuse. Nous en sommes le résultat, toi et moi, après tout… Mais dans l’hôtel, j’étais seule, troublée. J’étais en proie à des démons et je me laissais ronger petit à petit. Je vivais dans la peur que Brandon croit que je m’étais enfuie avec son fils, et qu’il me retrouve pour me le faire payer. Et bien que Brandon se soit toujours assuré que Dylan ne voit rien de ce qu’il me faisait subir, Dylan a toujours su. » J’inspire profondément. Les yeux sur la table devant mon assiette, je semble ailleurs, quelque part dans ma tête. « Quand Jules est apparu dans notre vie, il a été un peu comme un baume sur mes plaies. Il était gentil, et attentif. C’est devenu un ami précieux qui savait me calmer quand je faisais ces cauchemars, mais c’était aussi quelqu’un de passionnant pour Dylan. Jules lui racontait toujours toutes sortes d’histoires, sur les dinosaures principalement, et Dylan l’adorait tellement qu’il a fini par le voir comme une figure paternelle. » Je regarde Andrew. « Mais l’explosion a eu lieue et Dylan s’est senti rejeté quand Jules nous a quitté. Surtout que… » Je me montre soudain mal à l’aise et détourne le regard. « Je pense que Dylan s’est imaginé que Jules et moi étions amoureux, et ça n’a fait qu’encourager cette croyance-là quand Jules m’a embrassé avant de partir. Pour moi, c’était un baiser d’adieu, mais pour Dylan, c’était sans doute un au revoir, une promesse qu’il allait revenir. Mais il n’est jamais revenu. »

J’inspire profondément et soupire en essuyant mes larmes. Je ne savais pas que je lui parlerais de ce baiser, mais autant être honnête du début à la fin. Je ne veux plus rien lui cacher. Je poursuis donc mon histoire. « J’ai trouvé dans ma poche le papier avec son numéro de téléphone après t’avoir parlé et avoir parlé à mon père au téléphone. En fait, c’était peu avant que tu arrives au poste de police pour nous accompagner à Little Rock. J’ai gardé le numéro, mais j’ai fini par l’oublier, le temps de nous installer et refaire nos vies. Voyant que Jules ne revenait pas et ne nous contactais pas, Dylan a fini par lui en vouloir. Mais il a dernièrement su que j’avais son numéro pendant tout ce temps, et qu’il lui en a voulu pour rien au final. Dylan a donc décidé de me le faire payer en allant vivre avec son père. » Je regarde l’assiette vide qui aurait dû être celle de Dylan. « Je ne le blâme pas. Je pensais le protéger d’une certaine déception, mais au final, je n’ai réussi qu’à me le mettre à dos. »







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MessageSujet: Re: Donne moi ta main » rachel n.   Mar 2 Oct - 20:13


Devais-je craindre quelque chose ? Je sentais arriver une annonce que je n'aurais certainement pas vu venir, mais dont j'aurais au moins sentir la tenir me venir en face. Je savais bien qu'il y avait quelque chose qui travaillait Rachel depuis un moment à présent, or nous n'avions pas pris la peine d'en parler. S'il fallait un coupable ? Non, il fallait toujours donner du temps eu temps, les problèmes finissaient soient par passer, soit pas être exposer au grand chose. Je n'étais pas homme à brusquer les autres, pas quand il s'agissait du cercle privé. Dans le cas de Rachel, je savais pertinemment qu'elle finissait toujours par m'avouer les choses, ce n'était jamais qu'une question de timing. Non, ce que je ne savais pas par contre, c'était ce qu'elle allait bien pouvoir me dire. Je ne savais pas si je devais m'attendre au pire ou non. Alors je ne voyais qu'une seule posture avoir, rester pragmatique et objectif, sans la garanti de le rester jusqu'au bout.

Aussi, silencieux, je restais l'écouter. Je n'étais pas de ceux qui appréciait couper la parole aux autres quand ils avaient à dire. Bien, nous allions enfin entrer dans le vif du sujet. J'écoutais son récit, cherchant le moindre qui le rendrait incohérent, mais pour le moment, cela tenait la route. Avec un léger pincement au cœur en entendant Rachel me raconter son passif avec Brandon... Cet homme méritait de finir en prison, tout simplement. Elle avait eu de la chance de pouvoir lui échapper, même si cela avait été causé par sa séquestration au Crescent Hotel avec son fils. Enfin, là n'était pas la question, on ne pouvait pas revenir sur le passé. Elle poursuivit avec l'arrivée d'un nouveau protagoniste... Jules. Décidément, cet homme avait le don d'apparaître dans la conversation et dans la vie des gens quant ceux-ci s'y attendaient le moins. Je ne fis néanmoins aucun commentaire à ce propos. Peut-être avait-elle d'autres révélations à me faire sur ce personnage ? Pour l'heure je n'avais trouvé que très peu de choses sur lui, c'était assez frustrant. Et cela ne pouvait dire qu'un chose, qu'il avait tout une histoire à cacher. Mais laquelle ? De ce que Rachel en racontait, il n'avait pas l'air d'être un mauvais bougre.

Bien vite je note que ma belle se retrouve mal à l'aise à mesure qu'elle poursuit. Sans détour, elle m'avoua qu'ils s'étaient embrasser. Je sens mes yeux ciller légèrement, l'air dubitatif. Cependant, tout commençait à faire sens à présent qu'elle lui disait vraiment les choses. Je devais au moins lui reconnaître son honnêteté. Ces aveux étaient un peu difficile à écouter, mais nous n'étions pas ensemble à l'époque. J'aurais... J'aurais juste voulu être là moi aussi pour l'aider à surmonter cet épreuve. Était-ce de la jalousie. Sans doute, mais c'était un détail que je devais régler avec moi même, avec ma conscience, elle n'avait pas besoin de le savoir.

Je fini par prendre la main de Rachel alors qu'elle termine de tout me raconter. Je savais que cela avait été difficile pour elle, son passé lui était encore douloureux et d'un point de vue psychologique il était normal qu'elle ne parvienne pas à se livrer de but en blanc. En faite, ce n'était facile pour personne même lorsque la vie paraissait sans nuage.

- Merci, dit-il simplement, merci de me dire tout ça.

Avais-je autre chose à dire ? Oui, mon esprit fourmillait d'un millier d'idées, de problèmes à résoudre. Mais je ne pouvais me résoudre à porter le moindre jugement sur son comportement. Je comprenais ses choix, ses décisions. J'étais incapable de lui en vouloir même si quelque part j'aurais pu vouloir lui faire des reproches. Mais n'était-ce pas sombre dans la facilité que de rejeter sur l'autre toutes ses erreurs, ses défauts et ses faiblesses ? Nous valions bien mieux que cela.

- Ne t'en fait pas, ça finira par lui passer, il lui fait juste un peu de temps, poursuivis-je. Il est jeune, il a encore beaucoup de choses à apprendre et comprendre.







On se demande toujours pourquoi on n'a pas agit sur l'instant. On regrette bien souvent de n'avoir rien fait alors qu'on le pouvait. Moi je regrette d'avoir agit parce que tout cela ne serait pas arrivé.
(c) Bloody Storm
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