AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez
 

 S.O.S chaton [pv Talula]

Aller en bas 
AuteurMessage
Damon Carter

Joueur
Messages : 123
Date de naissance : 14/07/1985
Arrivée sur HC : 21/01/2018
Age : 33
Emploi/loisirs : hacker... Mais c'est un secret...

S.O.S chaton [pv Talula] Empty
MessageSujet: S.O.S chaton [pv Talula]   S.O.S chaton [pv Talula] EmptyVen 14 Déc - 13:00
Depuis cet événement étrange que le Faucheur à organisé, je ne sais plus trop quoi pensé, et l'article qui en a suivi à empirer les choses. Il a annoncé que celui qui m'héberge Charles est le père biologique de ma sœur adoptive... Il m'avait expliqué qu'il voulait trouver le bon moment pour lui dire, mais c'est loupé. Du moins, si April lit l'article de ce type. Il la menacer de continuer à s'en prendre à ses proches et mon amnésie serai celons lui un avertissement. Que penser de ça ? Est-ce réellement de sa faute ? L'a t-elle fait en connaissance de cause ? Non... Non vu la manière dont elle m'a regardé à l’hôpital elle n'a franchement pas l'air d'avoir voulu ça. Bref, je suis certes sorti indemne de ce jeu de malheur, mais beaucoup trop d'interrogation me vienne en tête depuis. Dans quoi je me suis fourré bon sang et surtout dans quel but ? Maudite mémoire... Maudit accident... Et cette facilité au piratage électronique que j'ai découvert lors de ce jeu... Ça ne me dit rien qui vaille...

Alors que préoccuper, je marchais dans les rues sans destination précise, un bruit bien distinct me sors de mes pensées. Je regarde autour de moi et me dirige vers la source de ce bruit qui n'est autre qu'un miaulement. Je cherche l'animal et me fige un petit moment en voyant le chaton perdu mort de peur. Je pince les lèvres attristé par cette scène et prends le chat contre moi.

« T'en fais pas chaton, on va te trouver ta famille ou t'en trouver une. »

Et c'est ainsi que je passe la journée à faire le tour de la ville à le recherche du propriétaire de ce chaton ou d'une famille qui voudrait bien l'adopter. Mais personne... Je regarde l'animal contre moi d'un air désolée. Je n'ai pas de chez moi et je me voyais donc mal imposé à Charles l'arrivé d'un chaton. Surtout, quand on voit dans quel état il est depuis l'article du Faucheur. Je termine ma course à la fontaine à vœux en soupirant jusqu'à ce que je vois une jeune femme que je n'ai encore jamais vue. La dernière que je n'ai pas interrogée, c'est ma chance. Je me dirige donc vers elle espérant intérieurement qu'elle pourra prendre cette petite bestiole...

« Excusez moi ! »

Je trottine vers elle après avoir attiré son attention et c'est seulement une fois que j'arrive enfin vers elle que je prends la parole.

« Excusez-moi de vous déranger... Mais j'ai trouvé ce petit chaton ce matin. J'ai fait le tour de la ville, mais il est a personne ou personne ne le veut et... Et je ne peux pas le garder malheureusement. »

Je lui montre la petite boule poil blotti contre mon bras.

« Est-ce que c'est le vôtre ? Ou vous serez intéressé pour l'adopter ? »

Je la fixe espérant intérieurement une réponse positive contrairement aux autres.







   
Qui suis-je?
Que suis-je censé faire?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Talula Jones

Joueuse
Messages : 34
Date de naissance : 07/09/1991
Arrivée sur HC : 08/12/2018
Age : 27
Emploi/loisirs : chroniqueuse d'un journal qu'il n'est pas très important de nommer...

S.O.S chaton [pv Talula] Empty
MessageSujet: Re: S.O.S chaton [pv Talula]   S.O.S chaton [pv Talula] EmptyLun 17 Déc - 4:30


On pourra lui dire ce qu'on veut sur le confort d'un appartement. Ce qu'on veut sur les super moments à se repasser l'épisode suivant d'une série ultra clichée qui s'assume, les pieds posés sur la table du salon et heureux de boire son café bouillant emmitouflé dans les douces couvertures du canapé, mais quand il faisait frisquet comme ça, pour Talula, rien n'égalait le fait de fureter dans les ruelles agitées par le courant d'air, une clope au bec, le regard perdu sans trop voir où elle marchait - ce qui poussait les passants à devoir s'écarter. Les portes des magasins s'ouvraient, se fermaient tandis qu'elle traçait, et elle pouvait même entendre, pour certaines d'entre elles, la clochette qui sonnait l'entrée d'un client clingcling. Des mamans tenaient la main à leurs enfants, des couples se chamaillaient, un clochard jouait de son accordéon, la fumée d'une bouche d'aération rejetait l'odeur des restaurants, et elle traçait, les mains dans les poches de son trop large manteau, le regard absent, détachant de temps à autre sa cigarette pour recracher sa fumée vers le haut en levant un peu la tête en l'air ; sa mimique à elle, quand elle fumait.
Elle avait besoin de marcher, pour mieux penser sans se morfondre.

Ses pas l'avaient menée jusqu'à la fontaine de voeux. Le visage indéchiffrable, à part un très léger froncement de sourcils, elle avait pioché dans la doublure de son manteau pour y prendre une pièce et la jeter dans le bassin. Faire un voeux.
A ce stade, ce geste était une preuve de sa faiblesse.
Depuis qu'elle était arrivée dans cette ville, malgré tous ses efforts, aucun indice concluant n'avait émergé. Le fantôme de son frère gardait ses secrets et avec eux affluaient les regrets.
Venir ici sur un coup de tête, assez confiante envers ses compétences de journaliste pour croire qu'il suffisait d'un nom sur un hôtel ayant défrayé la chronique... et puis quoi ? Ou tout cela l'avait menée jusqu'ici ?

— Stupide... quelle idiote tu fais... murmura-t-elle, fixant la pièce qui n'était plus qu'une pièce, parmi la multitude d'autres pièces...  

Puis, voilà qu'une voix creva soudain l'endroit. Comme ça, le plus naturellement du monde, un homme qui semblait tout droit sorti d'un groupe de rock vint l'accoster.

« Excusez-moi de vous déranger... Mais j'ai trouvé ce petit chaton ce matin. J'ai fait le tour de la ville, mais il est a personne ou personne ne le veut et... Et je ne peux pas le garder malheureusement. »

Elle détacha lentement la clope de ses lèvres, l'observant sans comprendre.

— Pardon ?

« Est-ce que c'est le vôtre ? Ou vous serez intéressé pour l'adopter ? »

Elle loucha sur la petite bête tenue par l'homme. "Est-ce qu'il y avait écrit SPA sur son front ?" c'est ce qu'elle aurait voulu lui dire. Une femme seule devant une fontaine de voeux était synonyme d'auspice à chatons ou quoi ?

— Non c'est pas le mien. Vous pensez que j'ai le temps de m'occuper...

d'un chat ? Mais elle ne put terminer sa tirade parce que la bestiole grise choisit ce moment, précisément, pour miauler et plonger ses petits yeux bleus - dont un était franchement en mauvais état - dans ceux de Talula.
Elle inspira, cherchant à reprendre contenance, mais l'expression de l'homme était maintenant presque identique à celle de l'animal. Elle avait l'impression de se retrouver devant deux chatons suppliant...

Et merde... siffla-t-elle, calant sa clope entre ses dents.

Elle l'attrapa le chaton par le cou -paraissait que leur maman faisait comme ça, enfin en tout cas il s'était figé, les pattes en l'air, et le visage demeuré, alors c'était plus ou moins efficace, puis elle le cala dans le creux de son bras ramené contre elle.

— Vous n'allez nulle part prévint-elle au blondinet en le désignant de sa main libre.

— C'est pas le sacré coeur ici. On va aller chez le vétérinaire parce que c'est un nid à puces ce genre de machins... et je tiens à vous prévenir, j'ai clairement pas les moyens de payer.

Rattrapant sa cigarette, elle inspira à nouveau, plus énervée qu'elle ne l'aurait voulu. Elle avait souhaité que son frère lui fasse un signe, et voilà qu'elle avait reçu un coq blond et un chaton pour toute réponse ? C'était n'importe quoi.

Sans gêne, elle finit par jeter le mégot dans la fontaine, puis elle lança un coup d'oeil aux alentours, comme si elle allait y apercevoir une sorte de gamine fana des animaux à qui elle pourrait reléguer la chose : de celle qui regardait toutes les vidéos où un gonze sauve un écureuil de la noyade et qui pleurait quand un poulet se faisait décapiter pour la fricassé du soir. Mais il n'y avait personne, juste elle, lui, et ce chaton qui trouva d'ailleurs le bras de Talula si confortable qu'il éternua sur son impair.

— Le véto, c'est par où ?









Le ciel seul offrait un peu de variété. Même lorsqu'il formait une parfaite unité bleue, pure toile de fond, scène vide, on sentait bien que les nuages patientaient en coulisse au-delà de l'horizon
Jean Echenoz
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Damon Carter

Joueur
Messages : 123
Date de naissance : 14/07/1985
Arrivée sur HC : 21/01/2018
Age : 33
Emploi/loisirs : hacker... Mais c'est un secret...

S.O.S chaton [pv Talula] Empty
MessageSujet: Re: S.O.S chaton [pv Talula]   S.O.S chaton [pv Talula] EmptyMer 23 Jan - 21:04
Si je ne trouve personne qui voudrai bien de ce chaton, je ne saurais pas tellement quoi faire. Je me voyais mal le relaisser cet animal à la rue ni de le déposer chez Charles l'air de rien. C'est du coup pour cette raison que je la fixe histoire de l'inciter à bien réfléchir avant de refuser, je ne maîtrise pas tellement le regard de biche. Mais heureusement pour moi le chatin a l'air de bien de débrouiller en regard suppliant. Elle bug sur le chaton et victoire, elle décide de le prendre. Un petit sourire satisfait ce fait au coin de sa bouche. Bien joué petite chose combattante, tu as gagné le combat du regard, personne n'aurait fait le poids face à toi petite boule de poils. Ne bougeant pas d'un pouce, je hausse alors les épaules quand elle me désigne déclarant que j'irais nul part.

« Ce n'était pas tellement mon intention. »

Elle explique alors qu'elle veut bien prendre le chat, mais qu'elle n'avait pas les fonds nécessaire pour payer les soins afin qu'il soit enfin en bonne santé. Je n'ai pas dépensé grand chose depuis que je suis sorti de l’hôpital, il y a moyen que je puisse payer le veto.

« Je paye le véto du garde le chaton ça me va. »

Je sors mon paquet de cigarettes pour m'en mettre une en bouche. Je souris lorsque le voit la mignonne petite chose éternué sur sa bienfaitrice. Je lui tends une cigarette quand elle me demande par où se trouve l'établissement. Je lui propose une cigarette pour ensuite allumer la mienne, n'étant ici que depuis un temps que j'ignore, je me gratte la tête maudissant mon amnésie.

« Mh... J'en sais rien, je sais plus. Attends... »

Je sors mon téléphone et m'aide d'internet pour trouver le vétérinaire le plus proche. Je regarde l'itinéraire et commence la route tout en fumant ma cigarette l'invitant à me suivre.

« Bon, c'est bon, j'ai trouvé une route. Ça n'a pas l'air trop compliqué... »

Une fois qu'on commence la route, je commence à réfléchir à une chose complètement conne. Fallait que je me présente, parce que bon, je me voyais mal faire la route et aller soigner et vacciner cette adorable petite chose sans connaître nos noms. Quand je me suis réveillé à l'hosto, deux noms, on été proposé, Francis Reeves et Damon Carter. Étant donné que celle qui serait apparemment ma sœur s'appelle Carter ma vraie identité serait donc Damon Carter. Mais si je m'étais présenté sous Francis pour la location... C'est sans doute pour une raison. Je soupire, foutue mémoire... C'est putain de fatigant e réfléchir sur tout et n'importe quoi simplement parce qu'on ignore tout de soit. Puis je me remémore ce journal du Faucheur... Il me déclare comme étant Damon Carter, donc j'imagine que ce n'est pas utile de mentir sur mon identité maintenant. C'est un peu comme si ce mec complètement barge n'aimait pas les secrets.... Une histoire bien chelou, aussi chelou que les découvertes que j'ai sur moi-même aussi minime soit-elle. Je finis par prendre de nouveau la parole.

« Tu m'enlèves un sacré tracas à prendre cette mignonne petite chose avec toi. Je l'ai trouvé dans la rue complètement abandonné, je n'ai pas de chez moi, je ne pouvais pas le garder et tu étais la dernière personne a qui je n'avais pas encore adressé la parole pour lui trouver un foyer. »

Je tire sur ma cigarette et lui tend ma main de libre pour la serrer tout en marchant.

« On m'appelle Damon Carter. Et toi ? Comment se nomme la bienfaitrice et futur propriétaire de ce chaton ? »







   
Qui suis-je?
Que suis-je censé faire?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Talula Jones

Joueuse
Messages : 34
Date de naissance : 07/09/1991
Arrivée sur HC : 08/12/2018
Age : 27
Emploi/loisirs : chroniqueuse d'un journal qu'il n'est pas très important de nommer...

S.O.S chaton [pv Talula] Empty
MessageSujet: Re: S.O.S chaton [pv Talula]   S.O.S chaton [pv Talula] EmptyJeu 28 Fév - 14:13


Talula attrapa la clope que son voisin lui offrit. Sitôt une éteinte qu'elle en prenait une autre, pas de vieux os en perspective mais, quand Talula pensait à son futur, étrangement, elle ne s'imaginait pas quitter cette terre avec des rides.

Elle inspira une bouffée, donc, s'attardant sur les attitudes de l'homme : il lui paraissait en décalage complet par rapport aux autres passants.
Comme trop impulsif à faire ce que sa tête lui dictait : fumer, parler, demander à une formelle inconnue "tu veux un chaton ? ça te tente ?" le plus naturellement du monde, comme s'il était normal de se refiler des chatons à côté d'une fontaine.

Sous un soupir contrit, elle fouilla dans sa poche pour saisir son briquet, tandis qu'ils avançaient tous deux.

« Tu m'enlèves un sacré tracas à prendre cette mignonne petite chose avec toi. Je l'ai trouvé dans la rue complètement abandonné, je n'ai pas de chez moi, je ne pouvais pas le garder et tu étais la dernière personne a qui je n'avais pas encore adressé la parole pour lui trouver un foyer. »

Talula acquiesça pour la forme tout en actionnant son briquet de sa main libre, sa clope au bec, l'air de dire "oui, ah, bien..." La petite bête en question avait fini par s'assoupir contre son bras replié, innocente, ignorante, surtout, du monde et de sa cruelle raison d'être. Talula se demandait quel genre d'animal elle aurait été dans une autre vie : du genre chiant, ça c'était sûr, et de surcroît incapable de voler sur de longues distances, sûrement pas un chat... c'était que pour ça, il fallait être attachant.

— Vous savez, les rues de cette ville croulent de chatons sauvages...  Finit-elle par lui dire. Parce qu'il avait l'air préoccupé par le sort de cette petite victime contre son bras, et que Talula en avait son gagne-pain, des victimes. Si ce n'était pas en tant que faits qu'elle racontait, de sujets à publier, c'était les faibles d'esprit, au sein d'un un bar ou dans le vieux canapé d'un salon, que Talula avait interrogé en se faisant passer tantôt pour une amie, tantôt pour une victime, elle-aussi. Et pour ceux qui s'étaient confiés, elle en avait profité pour alimenter son journal, dévoiler leurs confidences aux yeux de tous. Sans doute pourquoi les merdes aimaient pleuvoir sur elle : si Dieu savait créer la pluie, le diable, lui, l'absorbait depuis la terre.
Et Talula n'irait pas se faire enterrer avec un sourire.

— Talula, enchantée répondit-elle avec assurance lorsqu'il tendit sa main, son bras levé bien haut pour ne pas déranger le chaton qui dormait. Donner son nom entier faisait très professionnel. Ici, un unique prénom, ça lui semblait plus approprié.
Elle s'attarda à nouveau sur son allure. Talula avait développé des habitudes propres à son job : il y avait toujours une raison au comportement des gens. Et lui ne semblait pas fou, mais perdu. Les gens perdus étaient parfois comme des coffres sans carte, une fois qu'on retrouvait la carte, on retrouvait le trésor.

— Carter... C'est anglo-saxon, ça, non ? lui demanda-t-elle, décochant un sourire révélateur. Sous ses allures de femme un peu miteuse, dans son long manteau kaki, son parlé graveleux et ses manières délibérément fidèles aux névrosés de boulot, de café et de défaites, Talula cachait une tête remplie de force, la faute à ne pas aimer le quotidien, pour la généalogie, les faits historiques, l'actualité, et les quelques attraits sur la psychologie. L'art, en revanche... l'art lui passait par dessus la tête. Pour Talula, seuls les mégalos en manque de temps et de reconnaissance aimaient à se triturer la nouille face à des compositions. N'en déplaisaient aux bien pensants.

— J'ai connu un Carter... Il était très différent de vous, pas super bavard non plus. L'échange le plus intime qu'on a partagé, c'était un vase qu'il m'avait balancé à la figure, s'amusa-t-elle à raconter, se rappelant de ses réflexes, qui l'avaient elle-même surprises, quand elle avait évité le projectile. Bien qu'elle l'eut mérité à l'époque, elle n'en éprouvait toujours aucun regret.

Elle lui lança un regard entendu.

— Un chaton sauvé, c'est quand même un motif d'échange plus sympa, non ?

Elle étouffa son rire mauvais sous une nouvelle bouffée, laissant son regard s’appesantir sur le ciel sans nuage, pour recracher sa propre fumée vers le haut. Rabaissant son regard, elle se perdit sur le chemin formé par le trottoir qui s'étirait plus loin, vers un horizon fait de pollution, de foule, et d'autres chatons à l'abandon.

— Ne pas avoir de chez soi... Ca doit pesant au quotidien... Moi, ça m'aurait pesé qu'elle souffla avec honnêteté. Il n'était qu'un inconnu qui lui avait relégué un chaton, ce pourquoi elle ne ressentait ici pas de malaise à avouer ce qu'elle pensait. Les scrupules lui avaient tout pris quand son frère était mort. Depuis, ne restaient que les faits. Juste les faits.

— Pouvoir balancer ses pompes à travers le salon, se poser dans son canap en sachant que c'est le sien, même si on le brûle un peu avec sa cigarette, et manger devant la télé. Ce genre de libertés qu'on a qu'une fois chez soi.

Chez soi, et seule. Elle aurait dû le souligner, mais elle l'avait sciemment éludé. Le chaton se reveilla à cause du bruit des voitures, et d'une gamine qui cria "oooh maman ! maman! regarde le chatonn !" Il miaula d'un petit miaulement diffu mais qui portait étonnamment bien aux oreilles. La clope au bec, les sourcils froncés, Talula  l'attrapa de ses deux mains pour le lever à hauteur de ses yeux tandis qu'ils marchaient.

— Quoi ? Tu as faim ?

La chaton, toutes pattes écartées, ses coussinets roses pour tandem, miaula de nouveau.

— Mhh, d'accord.

Elle jeta un coup d'oeil réprobateur à son voisin.

— J'espère qu'il est sevré. Si vous m'avez relégué un chaton qui a besoin d'une mère nourricière, ca va être plus compliqué que prévu, vraiment... parce que je bouge souvent.

Oui, parce qu'elle bougeait souvent mais aussi, pensa-t-elle avec rancœur en tenant la petite bête contre son épaule, qu'elle commençait à trouver ce chaton drôlement attachant.


[/b]







Le ciel seul offrait un peu de variété. Même lorsqu'il formait une parfaite unité bleue, pure toile de fond, scène vide, on sentait bien que les nuages patientaient en coulisse au-delà de l'horizon
Jean Echenoz
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé


S.O.S chaton [pv Talula] Empty
MessageSujet: Re: S.O.S chaton [pv Talula]   S.O.S chaton [pv Talula] Empty
Revenir en haut Aller en bas
 
S.O.S chaton [pv Talula]
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Chaton [ Seïren ]
» Présentation de Boule de Miel, un chaton très énergétique... ||A.F 05 JUIN|| Terminé
» Boule de Soleil - chaton du Clan du Tonnerre
» Opération chaton [Clara - James]
» Petite Rayure - Femelle - Chaton

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Huis Clos :: Fontaine à vœux-
Sauter vers: