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 La Saint Valentin

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Cezar Schneider

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Messages : 68
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MessageSujet: Re: La Saint Valentin   Ven 15 Fév - 12:46
Cezar Schneider
Le Docteur
La Saint-Valentin
Cezar Schneider, 57 ans, fils d'immigrés juifs roumains, se concentrait. Il faisait attention, très attention, à ne pas sectionner ses doigts en même temps que la corde qui lui immobilisait les mains. Et le tout en faisant très attention à ne pas se faire repérer, ce qui, les yeux obstrués par une cagoule très opaque, rendait la tâche aussi compliquée que fantastique.

Et ce n'était pas exactement comme s'il pouvait faire autre chose, de toute façon. Canaliser ainsi ses pensées lui permettait de bloquer la douleur qui irradiait de tout son corps, ou tout du moins cela contribuait à l'estomper.

Tout avait commencé quand Cezar avait reçu un mot du Faucheur.

Ah, Cezar Schneider. Tu m'avais manqué, le savais-tu ? Ça faisait un moment que je n'avais pas eu à faire à un petit poisson rebelle. Tu as été bien vilain depuis Halloween. Je t'ai bien observé, comme tu peux le constater. Ton petit manège avec Miss Newman ne m'a pas laissé indifférent, je l'admets. Ce fut… délicieux.

Pourquoi est-ce que je prends le temps de t'écrire ? Mais pour mon plaisir, mon bon ami. Je te convie au War Memorial Staidum, à 16h, le 14 février, pour un petit tête-à-tête avec plusieurs personnes qui n'ont pas été choisies au hasard, par mes propres soins. Tu y verras une œuvre sanglante, un spectacle assez sombre, des larmes, des morts. Ou peut-être pas…

Ta victime préférée y sera aussi.

Ne me fais pas attendre surtout !

P.S : qu'as-tu pensé de cette petite imitation ?


Bon… eh bien, Cezar était ravi de constater que "son petit manège" avec Miss Newman avait effectivement rivé l'attention du Faucheur exactement où il le désirait, à savoir LOIN DE CE QU'IL MANIGANÇAIT. Que le Faucheur lui eût envoyé une lettre personnellement le touchait, mais il s'était posé une question essentielle : le prenait-il à ce point pour une andouille ? C'était bien entendu un piège. Évidemment. Bien sûr. Cezar n'allait pas se montrer tranquillement au stade sans préparation. Cette lettre, il l'avait reçue le 31 janvier, ce qui lui avait laissé deux semaines pour étudier le terrain.

Le 14 février, il s'était mis en route pour le War Memorial Stadium, en prenant bien soin de ne pas envoyer de message à la suite de de la sonnerie de son alarme horaire. Entre-temps, exactement comme l'avait anticipé, il s'était fait agresser, et séquestrer. On l'avait frappé à la jambe !

Sa bonne jambe ! Qui pouvait bien être assez méprisant pour frapper un infirme ? Qui pouvait être suffisamment vil, suffisamment dédaigneux, suffisamment cruel pour lever la main sur un pied bot ?

À la suite de cela, Cezar s'était fait encore un peu plus frapper (parce que pourquoi pas ? Apparemment c'était l'éclate totale de tabasser un handicapé ! Cezar le savait, à vrai dire, pour avoir pratiqué cette activité maintes et maintes fois dans sa jeunesse, mais, eh, c'était uniquement pour les affaires. Presque uniquement), puis encagouler, lier les mains, et mener sur une estrade où on lui avait passé une corde autour du cou. Au moins, ce coup-ci, le Faucheur avait fait dans le plus spectaculaire. Dommage que Cezar n'eût pas pu le remarquer, mais aux grognements qu'il pouvait distinguer, il n'était pas le seul plongé dans cette délicate situation. Pour l'instant, il aurait accordé une note de 9/10 pour l'excentricité, mais 2/10 pour le service à la personne.

Au bout d'un moment, il entendit une voix.

— Bonsoir ! Si vous saviez comme vous m'avez manqué ! Allez, venez, approchez ! Ne me faites pas attendre ! Oui, même vous deux qui ne me connaissez pas, enfin pas encore.

D'accord, il ne s'adressait pas à lui, cet homme bizarre. Le service à la personne venait de chuter à 1/10.

— Bien évidemment, nous ne sommes pas seuls ce soir. Je me suis dit que quelques invités en plus… Oh je ne tiens plus, il faut que je vous les présente !

Cezar entendit qu'on retirait des vêtements, et tout à coup la lumière lui vint dans la figure. Oh, la vie, oh, l'existence !

OH LE CANCÉREUX ! Mais… mais… mais… mais… mais…

Cezar se demandait comment cet homme pouvait se promener librement dans la rue. En journée, le soleil devait se refléter si puissamment sur son crâne nu que le rayon pouvait aveugler les pilotes d'avion et peut-être même les astronautes de l'ISS.

— Pour ceux qui ne me connaîtraient pas, je me présente, je suis… le Docteur.

Wou-hou-hou… Il avait au moins les sourcils en commun avec Matt Smith, Cezar le lui accordait volontiers.

— Et cette merveille n'est autre que mon assistante. Pour le biens de tous, elle va s'assurer que personne ne grimpe ici, parce qu'une potence, c'est ?

Désuet ? Ridicule ? Inefficace ? Cher ? Tabouret ?

— C'est dangereux !

Ah. Cezar y était presque. Il profita que l'homme tournait le dos pour tordre son poignet et pousser le morceau de métal tranchant dissimulé dans le morceau rapiécé de la manche de son manteau à l'air libre. Il ne fallut pas grand-chose pour que les coutures sautent et que le bout de métal glisse entre les doigts de Cezar, qui entreprit alors de couper consciencieusement ses liens. Il aimait les ironies, cette lame de fortune, il la devait à la précédente machination du Faucheur, grand merci à Jules Williams de s'être blessé avec. Son sacrifice n'aura pas été vain.

— Bravo… vous êtes un peu cons mais c'est pas grave.

Et vulgaire avec cela !

— Vous me voyez ennuyé.

C'était faux. Totalement faux. Cezar savait reconnaître un ton de faux-jeton à des kilomètres. Il fallait aussi dire que la corde autour de son cou et le pistolet de Chimio-boy lui avaient octroyé deux indices non négligeables.

— Si nous sommes tous là ce soir, c'est parce que je dois vous punir… Bon, allez, plus vite on commence et plus vite on termine.

Bizarrement Cezar n'était pas très pressé, ce soir.

— Qui est-ce que je pends en premier ?

Cezar jeta un regard à gauche et à droite. Papa Carter, la pineco à Zackary, oh, le padre ! Et… un inconnu au bataillon. Hum… Vraiment totalement inconnu.

Tant pis, il fallait bien une victime. L'inconnu venait de se porter volontaire rien qu'en existant.

— Woh ! Deux secondes l'albinos ! C'est quoi le rapport entre nous punir et pendre des gens ?

Tiens, l'anglais de mauvaise humeur. Cezar savait d'expérience qu'un dingo n'avait pas besoin d'une raison logique pour pendre quiconque ! C'était la réponse première à la question "POURQUOI EST-CE UN DINGO ?"

— Question pertinente, M. Williams. Il est vrai que même si certains d'entre vous connaissent ceux-ci présents, il vous est difficile de faire le lien entre punition et pendaison.

Oh. Eh bien, merci l'anglais de mauvaise humeur de faire avancer le scénario. Cezar reprit sa taille pendant que Chimio-boy se répandait en explications.

— Voyez-vous, vos dernières performances, durant le jeu d'évasion d'Halloween, ont fortement… déplu.

C'était plutôt les joueurs à qui cela avait déplu, mais Cezar préféra se taire pour se concentrer.

— À dire vrai, c'était même plutôt déplorable.

Au moins l'admettait-il ! Un premier pas vers la sagesse, Docteur !

— Tellement pathétique qu'il fallait trouver une punition à la hauteur des défaites des deux équipes perdants. Dont vous faites tous partie, sauf M. Carter.

Eh, pas besoin d'être méchant, non plus. Frapper un infirme, c'était une chose, mais se moquer de ses performances physiques, c'était du harcèlement moral, et c'était inacceptable.

S'en suivirent les élucubrations de cette pauvre Miss Carter, et de son frangin si séduisant.

Et puis…

— Non ! April, reste en bas. S'il te plait. Ne fais pas ça. Ne lui faites pas de mal. C'est à moi d'être puni ! Je lui ai menti tout ce temps sur qui j'étais ! Je mérite ce qui m'arrive.

Tout à fait d'accord, papoune de Miss Carter.

— Je suis tellement désolé, ma belle.

Bwark. Ma belle… Les surnoms sirupeux, maintenant…

Les liens cédèrent soudain ! Cezar leva son bras droit, et d'un coup net, trancha la corde à son cou. Son corps s'affaissa sur le sol, sur les fesses.

— Aïe ! Enfin !

Il jeta le morceau de métal loin derrière lui, se contorsionna pour plonger la main dans la poche de son manteau. Eh, on lui avait laissé ses cigarettes et son briquet ! Il se mit la tige en bouche, l'alluma, et tira dessus avant de recracher la fumée. Il sentit l'odeur du tabac mélangé à l'exhalaison ferreuse du sang, un mélange qu'il n'avait plus eu en bouche depuis son séjour en prison. La bonne vieille époque !

Sans le regarder, il pointa un doigt sur le Docteur.

— Bon, écoute-moi bien, Dita Von Teese, je ne sais pas beaucoup de choses, mais je suis sûr d'au moins ces deux-ci : un, tu devrais vraiment changer de cancérologue, et deux, tu n'es pas vraiment docteur sinon tu aurais compris qu'il fallait changer de cancérologue.

Cezar roula sur le ventre, prit appui sur sa bonne jambe, et se releva. D'accord, la position debout n'était peut-être pas la plus maligne, mais il n'allait pas s'écraser devant un malade en phase terminale ! Il s'approcha du Docteur en claudiquant, la cigarette en bouche.

— Maintenant, j'ai deux questions, pour toi, sexy : est-ce que tu as deux cœurs, et est-ce que tu vas te régénérer quand je vais te tuer ?

L'occuper. C'était tout ce qui comptait. L'occuper. La cavalerie allait arriver, il le savait. Il avait pris ses précautions, toutes ses précautions. Cezar se cala contre le papoune de Miss Carter, à demi-caché derrière lui. Il s'en servait surtout comme support pour ne pas s'effondrer.

— Parce que je vais te tuer. Je me suis pris une belle rouste, il y a une heure ou deux, je l'admets, ça m'a rappelé la fois où je me suis disputé avec mon ex-femme. Un caractère de cochon, qu'elle avait ! J'ai passé une semaine à l'hôpital, cette fois-là. Et elle a pris une location permanente au fond de la Manche. Le genre de bêtises qui arrivent dans un couple.

Cezar consuma son mégot, et le jeta négligemment d'une pichenette.

— Mais il en faut plus pour m'abattre. Toujours plus. Je suis l'Homme Tordu, fiston. Si j'ai gagné ce surnom, c'est justement parce que je ploie et que je ne me brise pas. Alors amène tout ce que tu as. Amène tes subterfuges, amène tes armes, amène ta jolie alopécie luisante, je t'attends.

Un sourire dévoila ses dents rougies par le sang.

— Je t'attends.

L'avantage d'être un ex-caïd dans la troisième ville la plus pourrie par le crime du pays, c'était qu'on trouvait des arguments faciles pour unir les malfrats contre la plus grosse menace. Le Faucheur en moins, le FBI repartait. Et les affaires reprenaient. Merci Francis Reeves, pour le coup de pouce. Cezar prenait le relais, désormais.
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Le Docteur

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MessageSujet: Re: La Saint Valentin   Ven 15 Fév - 21:10

Saint Valentin


Pas même une brise nocturne, rien. Little Rock n'avait même pas à offrir le moindre souffle pour ce soir.

Impassible, le sourire disparu de son faciès blafard, le regard métallique, le Docteur observait ce microcosme fascinant. Il gardait ses mains gantées dans les poches de son pantalon, arborant une posture qui n'augurait rien. De l'exubérance il n'en restait pas même une trace sur le bord de ses lèvres. Il étudiait avec attention les patients qu'il avait sous les yeux, il écoutait leurs réactions sans plus de surprise. Puis enfin, il sorti l'une de ses mains pour regarder l'heure sur sa montre, ne faisait guère grand cas du drame familiale qui était entrain de se jouer pour les Carter, sourd aux suppliques de la jeune femme qui demandait à prendre la place de son paternel.

Les yeux à nouveau rivés sur les aiguilles de sa montre, il finit par remettre sa manche correctement avant de se gratter le nez. Ses prunelles grises tombèrent en même temps que l'homme qui venait de se détacher. Il ne cillait pas tandis qu'il s'était mis à parler. Finalement, il prit une profonde inspiration et se mit à bailler durant la petite histoire de l'anglais, puis il se tapota la joue du bout des doigts avec la main qui lui avait permis de rester polis. De nouveau l'heure.

Le Docteur finit par regarder autour de lui, attentif aux décors, aux gens présents, mais il n'avait plus d'attention pour le Boiteux. Puis… Finalement, il sembla se décider à lui témoigner un peu d'intérêt. Il cligna deux fois des deux yeux et pencha légèrement la tête sur le côté.

- Tout ça… Pour ça ? Fit-il d'un air interrogateur en pointant Cezar du doigts. J'ai attendu tout ça… Pour ça ?

Il semblait excédé, déçu. Il poussa un soupire avant de croiser les bras contre son torse, pensif. Lèvres pincées, sourcils haussés, il hocha la tête à plusieurs reprises. A nouveau un soupire. Le Docteur semblait véritablement déçu. Mais de quoi ? Et qu'avait-il attendu dans le fond ? Il se passa un index sur les lèvres, arborant un air interdit.

- Bien, dit-il en hausse encore les sourcils, le regard dans le vague et un sourire sans âme qui étirait sa bouche lorsqu'il articula, on est pas dans la merde.

Dubitatif, la langue jouant sur ces incisives supérieurs, il la fit claquer contre son palais. Il quitta enfin le poteau contre lequel il était appuyé, faisant quelques pas ça et là.

- J'espère que vous ne comptez pas sur une quelconque aide extérieur ou… intérieur ? Non, ne répondez pas, c'est une question rhétorique, dit-il avec sarcasme et exaspération. Même si je le conçois, vous allez en avoir besoin.

Un pointeur laser venait de s'aligner sur la tête du Boiteux, ainsi que sur les quatre autres victimes au niveau de leurs cœurs. Et enfin, le dernier, mais pas des moindres, se trouvait sur Miss Carter, à l'arrière de son crâne.

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Cezar Schneider

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MessageSujet: Re: La Saint Valentin   Sam 16 Fév - 16:19
Cezar Schneider
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— Tout ça… pour ça ? J'ai attendu tout ça… pour ça ?
— Dis, garçon, je te signale que j'ai qu'une jambe valide. Je ne fais pas dans le sprint, je fais dans l'endurance.


Il y eut un moment de silence, et Cezar commençait à se poser une ou deux questions sur la loyauté de ses hommes de main.

— Bien, on est pas dans la merde.

Mais quelle grossièreté constante ! C'était effrayant ! Grands dieux, ces Américains étaient d'une vulgarité déconcertante !

Le Doc jugea enfin utile de se décoller les fesses de son poteau et fit quelques pas dramatiques. Pour l'emphase. Parce que pourquoi pas ? On pouvait ne pas avoir de cheveux mais avoir le sens du spectacle ! Les deux n'étaient pas intrinsèquement corrélés.

Cezar profita justement du va-et-vient de la tumeur ambulante pour se décoller à son tour de papoune Carter, non sans lui tapoter la joue, et s'approcher de la boule de billard. Non mais sérieusement, cet homme, Cezar avait l'impression que c'était un poisson-blob affublé d'une cravate.

— J'espère que vous ne comptez pas sur une quelconque aide extérieure ou… intérieure ? Non, ne répondez pas, c'est une question rhétorique.

Non. Ce n'est pas une question rhétorique. Mais alors pas du tout. Mais alors vraiment pas du tout. Essentiellement parce que ce n'était pas une question. Ce n'était parce qu'on disait une phrase sur un ton interrogatif que c'était automatiquement une question. Chauve, prétentieux et idiot de surcroît. Combo suprême ! Cet homme était un vrai tombeur de ces dames, Cezar espérait qu'il était au moins capable de tenir l'alcool, sinon c'était sans conteste une vie pourrie qu'il avait.

— Même si je le conçois, vous allez en avoir besoin.

Cezar se stoppa net.

D'accord.

Au moins il savait faire des phrases menaçantes, c'était un point positif. Cezar se retourna et vit ses quatre compagnons d'infortune visés par ce qui étaient des fusils de longue portée. Et il déduisit qu'il avait également un point rouge sur sa personne. Ah. D'accord. Il la jouait comme cela, le petit rat-taupe. Soit. Cezar pivota à nouveau, et au niveau du Docteur, lui posa la main sur l'épaule. Surtout pour s'empêcher de tomber.

— Pas mal, fiston. Pas mal du tout. Je trouve ça même impressionnant que des snipers se mettent en action sans que tu aies à le leur signaler. C'est une machinerie bien huilée, j'apprécie. C'est du bon travail, là, je comprends pourquoi on t'appelle le Docteur. Après tout, les snipers n'étaient qu'en troisième position de ma liste des crasses anticipées. Tu as la main, pour l'instant. Et toute mon attention. Ceci dit, je me pose une question.

Cezar s'éclaircit la gorge, et posa son autre main sur la poitrine du Docteur.

— Pourquoi toute cette mise en scène ? Il t'a fallu un temps considérable pour monter cette potence, tout en restant inaperçu. Puis il a fallu nous kidnapper (encore), convier tous ces gens, attendre qu'ils soient tous là, ESPÉRER qu'ils soient tous là, et je saute toutes les étapes intermédiaires. Tout ça pour quoi ? Nous menacer avec de vulgaires campeurs planqués dans la loge des VIP ? Et encore, pour quoi faire ? Il y a de fortes chances qu'on s'en tire tous en vie. C'est le MO du Faucheur, c'est son truc. Le seul qui, à mon humble avis, ne survivra pas ce soir, c'est lui, là-bas.

Cezar désigna l'inconnu pendu avec les autres. Le seul qu'il ne connaissait pas et qu'il n'avait pas vu lors de l'affaire d'Halloween.

— Franchement, lui, on le sait tous, il va mourir. C'est évident. Désolé, chef ! lança-t-il d'ailleurs à l'inconnu. J'ai rien contre toi, hein ! Mais reprenons…

Il se recentra sur le Doc.

— Donc, nous, c'est sûr, on va survivre. Probablement blessés, mais on s'en sortira. Et on se retrouve contre toi, juste comme ça, alors que le Faucheur sait qu'on va s'en sortir car il veut qu'on s'en sorte pour encore jouer avec nous. Alors, de toi à moi, fiston… lequel de nous deux est sacrifiable ? Ce n'est pas une question rhétorique.

Puis Cezar éclata de rire et donna une tape dans le dos du Doc, pivota, et avança vers les pendus, et se dirigea vers l'inconnu le seul homme qu'il ne connaissait pas, le seul qui n'avait aucune importance pour qui que ce fût d'après lui. En chemin, il nota tout à coup que les points rouges sur les corps s'étaient évaporés.

Ah !

Il était temps ! Après tout, ils devaient déjà être présents depuis un moment. Ils avaient suivi Cezar alors qu'il s'était fait kidnapper, il leur avait simplement fallu le temps de se faire connaître.

Des coups de feu et des exclamations résonnèrent dans la nuit.

— L'Art de la Guerre, Docteur ! L'art de la guerre, chapitre premier ! Nobunaga Oda avait dit un jour que si l'oiseau ne chante pas, il faut le tuer. Je suis assez d'accord. À toi de jouer, maintenant.

Il s'approcha de l'inconnu pendu. La seule inconnue de l'équation, celui qui ne s'insérait nulle part dans tous les schémas de Cezar.

— Mais qui es-tu donc, toi ? Petit oiseau, chantes-tu donc ?

Cezar porta soudain ses mains sur la gorge de l'inconnu et commença à comprimer sa trachée.

— Chante pour moi, petit oiseau. Chante.

Une fois rentré chez lui, Cezar allait s'effondrer et dormir pendant six jours d'affilée.
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Jules A. Williams

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MessageSujet: Re: La Saint Valentin   Lun 18 Fév - 15:22

Il fallait se l'avouer, les choses s'étaient déroulées d'une bien étrange façon. C'était sans saveur, insipide et inconsistant. Comme d'habitude. Le britannique s'était contenté de quelques mots et le reste s'était enchaîné, ne faisant de lui qu'un spectateur. Aussi, il s'était rapproché de Rachel et Dylan, de qui d'autre aurai-il pu le faire ? Un rapide coup d’œil à April, elle avait juste l'air d'une hystérique, comme le soire de Noël à la mairie. L'animal n'avait pas envie de s'occuper de ça, à dire vrai, il s'en moquait à peu, ne voyait là qu'un drame plutôt pathétique et bas de gamme.

Ainsi prit-il Dylan et Rachel dans ses bras, comme à l'époque. Il observait le spectacle avec attention, préférant garder le silence, parce qu'il n'avait jamais été un grand orateur. Et puis, c'était seulement le concours de celui qui avait la plus grosse, littéralement, c'était puéril. Son regard s'était porté sur son frère. James tenait le coup. Puis... ce bordel, aussi merveilleux que dépourvu du moindre intérêt. Ah, les chose se passaient ainsi donc ? Pourquoi pas.

- C'est dans ce genre de moment que je devrais vous dire un truc rassurant mais... murmura-t-il en regardant ce qui était entrain de passer sur l'estrade de la potence, mais je crois qu'on va abandonner l'idée.

Oui, non vraiment. Il avait pas tellement envie de faire d'effort. Il fallait juste laisser les deux autres régler leur compte et peut-être qu'après ils allaient pouvoir passer à autre chose ? Il avait bien envie d'aller manger une pizza. Oui, voir l'autre britannique malmené un type pendu à une corde, et pas encore dans le vide cependant, ça lui donnait envie de pizza.







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Rachel Newman

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MessageSujet: Re: La Saint Valentin   Lun 18 Fév - 15:41



Intrigue St-Valentin



Rachel Newman - Tout le monde

14 février 2019


La voix de Jules résonne et je le regarde, terrifiée à l’idée qu’il le provoque. Je réalise alors combien j’ai à perdre dans cet endroit, ici et maintenant. Dylan, Brandon, Jules… Je tiens trop à eux pour effectuer le moindre mouvement. De toute façon, je n’ai rien à faire à part écouter. « Dylan ! » Je l’attrape par les épaules et l’éloigne de la structure, sans trop m’éloigner de Jules pour autant. C’est que j’ai toujours ce même réflexe pendant les jeux du Faucheur, voyez-vous. Si Andrew n’est pas là, j’ai besoin de savoir que je peux compter sur quelqu’un pour m’aider. Et Jules est cette personne, l’homme qui m’a protégé pendant tout ce temps au Crescent Hotel, et le seul à part Andrew en qui j’ai plus confiance qu’en ma propre personne.

Le rire du Docteur me glace le sang. Il n’est pas offensé par Dylan non plus, et c’est un soulagement, mais il me terrifie tout autant. Sa réponse à Jules ne fait toujours aucun sens pour moi cependant. Torturer les gens parce qu’ils ne sont pas arrivés les premiers à la dernière pièce, à Halloween ? Malgré moi, je regarde Cezar. S’il n’avait pas décidé de revenir sur ses pas avec April au lieu de nous entendre et prendre conseil, on serait peut-être arrivés avant. Cependant, si j’étais arrivée avant, je n’aurais pas pu veiller sur Dylan moi-même.

En regardant Cezar, je me perds dans mes pensées. N’a-t-il pas dit au musée qu’il avait un plan pour anticiper les prochaines actions du Faucheur ?

Un cri me sort de mes réflexions. C’est April qui appelle son père et qui demande à le remplacer sur la potence. Je fronce les sourcils, pas de colère, mais de stupeur, et d’inquiétude. Je n’ai rien contre M. Anderson, mais je préfère savoir April en bas, en sécurité. Elle aussi, je pourrais la perdre. Je suis égoïste, je sais. Je le sais depuis longtemps, mais j’ai déjà trop pris cher dans ma vie, alors est-ce mal de l’être un peu ? Juste un peu ? Je n’ai rien à dire. April est protégée par son père et défendue par son père. Ils forment une belle famille à vrai dire, et je suis heureuse qu’April ait enfin un père décent.

Quelqu’un bouge sur la structure et je sursaute, gardant toujours Dylan contre moi. Je le sens tendu, mais plus de rage que de peur. Il a trop brave cet enfant. Je me demande de qui il tient ça. Bref, sur la potence, Cezar est désormais par terre. Comment ? Ce n’est pas important. Je serre davantage Dylan contre moi sans m’en rendre compte. On a maintenant deux malades de libre dans cet endroit, plutôt qu’un, et le deuxième a déjà promis de me tuer.

Pour l’instant, Cezar ne s’intéresse pas à moi, ce qui me rassure grandement. Non, il fait sa tirade au Docteur qui l’écoute. Ou… qui ne l’écoute pas. En fait, le Docteur semble s’en moquer éperdument. Il n’a même pas l’air surpris que l’anglais se soit libéré. Il a l’air blasé, ennuyé. Et il ne manque pas de le faire remarquer d’ailleurs, et je ne peux m’empêcher d’éprouver un petit soupçon, presque inexistant, de satisfaction. Mais ça ne dure pas. J’ai autre chose en tête. C’est bien que Cezar se soit libéré, mais si c’est ça son plan, ça n’aide personne.

Un bras passe autour de moi et je me sens mieux tout de suite. Sans même le regarder, j’ai reconnu les bras de Jules. Malheureusement, ses mots ne sont pas aussi rassurants que son étreinte. Mais il a raison. Il n’y a rien à dire. Des coups de feu retentirent alors, et par réflexe je me penche vers Dylan, l’obligeant à faire de même pour le protéger de mon corps. Des cris retentissent, puis l’exclamation de Cezar qui semble si fier de son coup. Je tremble, j’ai peur. Je sais que les coups de feu n’ont pas été tirés en bas, car les lasers sur les victimes ont disparu, mais bon sang que je déteste ce bruit.

Je reste dans cette position un moment, incapable de faire autrement, jusqu’à ce que je relève la tête. Le spectacle qui s’offre à moi alors me fait déconnecter de la réalité. Cezar, mon pire cauchemar de l’heure, est en train d’étrangler mon ancien pire cauchemar. « Non… » Je lâche alors Dylan et m’approche de la potence, quittant le réconfort des bras de mon ami. « Cezar ! Non ! » Mes larmes coulent alors en abondance. Je n’ai jamais voulu qu’il meurt ! Brandon mérite la prison, pas la mort ! « Brandon ! » Sans même m’en rendre compte, je me suis approchée plus près de la structure que je ne l’avais fait jusqu’à maintenant. « Ne le tuez pas ! Arrêtez ! » Si je monte là, je meurs. J’ai trop peur pour le faire, et pourtant, je le devrais. « Son fils vous regarde ! Ne faites pas ça, je vous en supplie ! » Oui, je suis douée pour supplier. J’ai toujours fait ça. Ces cris, Brandon a l’habitude de les entendre. Il me regarde d'ailleurs, le visage rouge, essayant de se débattre sans non plus se tordre la nuque. « Ra...chel... » Sa voix n'est que murmure, mais je l'entend parfaitement bien, comme un écho, comme un cri du coeur porté jusqu'à moi et qui me déchire le coeur. J'étire alors mes bras pour tenter d'attraper la jambe de Cezar. Quelqu'un a-t-il un objet à lui lancer ?!




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Le Docteur

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MessageSujet: Re: La Saint Valentin   Ven 22 Fév - 17:17

Saint Valentin


Pas même une brise nocturne, rien. Little Rock n'avait même pas à offrir le moindre souffle. L'ombre d'un sourire satisfait. Il s'était arrêté pour observer, écouter. Il n'y avait aucune trace de la moindre surprise sur son visage tandis que le Boiteux continuait d'animer le show. De sa main ganté de cuir noir, il attrapa une boite métallique qui contenait des cigarettes. Il en retira une avec délicatesse, rangeant le contenant sans perdre de temps et sorti un zippo pour l'allumer. Un déclique caractéristique et cette belle flamme uniforme en sortie, elle vint lécher le papier et le tabac, consumant le début de la cigarette pour ne plus laisser que des cendres grises. Il rangea le briquet et tira une première bouffée de nicotine après avoir croisé les bras. Suite ça, de la main qui tenait la cigarette, il posa son annulaire contre la tempe et laissa la fumée s'échapper de son nez et de sa bouche légèrement entre-ouverte.

Ce que racontait le Boiteux n'avait pas l'air de le passionner outre mesure, ni de l'impressionner d'une quelconque façon. Il s'était alors approché de l'une des victimes sur la potence, agitant déjà  l'âme de Miss Newman qui n'avait pas dit grand-chose jusqu'à présent, ou tout du moins n'avait pas exprimé clairement le fond de sa pensée. C'était à présent chose faite. Le Docteur l'observa, ramenant une deuxième fois la cigarette sur le rebord de ses lèvres et, posant son pouce sur sa babine inférieur, il cracha à nouveau la fumée crise.

Le corps de Brandon Meyers s'écroula d'un coup d'un seul, n'étant plus retenu que par la corde qu'il avait autour du cou. Sur sa tempe gauche coulait à présent un liquide rougeâtre tandis que l'autre côté de la boite crânienne laissait deviner ce à quoi devait ressembler une tête passablement normale.

Le Docteur laissa tomber sa cigarette et l'écrasa proprement du bout du pied avant de parcourir en quelques enjambées, souples et maîtrisés, la distance qui le séparait de l'orateur Britannique. Sortant son arme, il assénât un violent coup de cross à la jonction entre la nuque et le crâne du Boiteux, s'assurant ainsi de troubler sa vision grâce au choc apporté au cortex visuel. Il lui donna un coup de pied à l'arrière du genou de la jambe invalide pour le faire tomber, prenant le temps de sortir une fine cordelette noire et de la lui passer autour du cou pour l'étrangler d'une poigne ferme. Se faisant, il lui fit lever la tête pour qu'il voit les autres, qui attendaient leur tour. Là, sur chaque visage, la petite lueur rouge avait fait son retour. Il se pencha légèrement à l'adresse du Boiteux.

- Quand je disais espérer que vous ne comptiez pas sur une quelconque aide extérieur, je vous parlais de ça, dit-il en articulant convenablement pour que tout le monde puisse entendre.

Après ça, il fit pivoter le Britannique en direction de l'endroit où avaient été donnés les multiples coups de feu pour tuer ses snipers. Là, trois corps se ballottaient, pendus au bout d'une corde au dessus de l'une des entrées d'accès qui menait aux gradins. D'autres masses sombres dégringolèrent dans les escaliers sans plus donner signe de vie.

Il relâche son étreinte avant que le Britannique ne passe du blanc au bleu. Le Docteur sorti à nouveau son arme et posa le canon sur le crâne de l'homme.

- Bien, soyons intelligents, évitons le scénario de l'homme qui vient de se faire frapper et étrangler mais qui arrive, pour une raison parfaitement incohérente, à me désarmer et retourner une nouvelle fois la situation à son avantage, dit-il, parce que vous n'aurez jamais l'avantage, qu'on se le dise. Le regard du Docteur se posa sur Miss Newman, bien, puisque que votre ex n'est plus de la partie, et nous savons tous que de toute façon il ne fallait pas le pardonner… Accordez vous votre pardon à Mr Schneider ici présent ? Je vous conseillerais de dire non, parce qu'il risque d'encore n'en faire qu'à sa tête d'ici là. Mais c'est vous qui avez le dernier mot.

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Dernière édition par Le Docteur le Sam 23 Fév - 12:25, édité 1 fois
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Rachel Newman

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MessageSujet: Re: La Saint Valentin   Sam 23 Fév - 10:40



Intrigue St-Valentin



Rachel Newman - Tout le monde

14 février 2019


Une seconde. Il n’a fallu qu’une seule et unique seconde. Le regard de Brandon a quitté le mien une seule seconde, puis un coup de feu a retenti, et c’était la fin. Pour lui. Je sursaute, ramenant mon bras vers moi. Je deviens alors sourde quelques secondes ou deux. Je suis sous le choc. Mon regard n’a pas quitté Brandon, mais le sien ne croisera plus jamais le mien. Et là, je ne sais pas comment me sentir. Dois-je être rassurée de savoir qu’il ne me fera plus jamais de mal, qu’il ne me fera plus jamais peur ? Ou dois-je être triste, déprimée, par ce départ si soudain. Je me sens trembler alors que j’entends le cri de mon fils retentir, me sortir, presque, de ma torpeur.

Je croyais être figée, mais sans m’en rendre compte, j’ai fait quelques pas de reculons pour retourner auprès de Jules. Des petits bras s’enroulent autour de moi alors que je tremble. Des larmes coulent de mes yeux, mais mon visage ne montre rien d’autre que de la surprise. Mon teint a pâli. Je suis en état de choc. Cezar n’a pas tué Brandon. Le Faucheur l’a fait, par la main d’un autre…

Mon regard se pose sur le Docteur et je réalise que Cezar a une marque au cou, et se trouve à genoux, une arme sur la tête. Notre ennemi commun s’adresse alors à moi et me donne ce pouvoir que je n’ai jamais voulu avoir. Moi, Rachel Newman, je me retrouve soudain avec le pouvoir de vie ou de mort sur un homme. Un homme qui m’a promis de me tuer. Un homme que je n’aime pas du tout, qui me terrifie. Quelle ironie. Le bourreau de l’heure me demande si je veux pardonner Cezar ou le laisser mourir. Et alors, je ne sais pas quoi faire.

Mes pupilles dilatées se posent alors sur Cezar. Son plan a foiré, visiblement. Je n’ai pas non plus envie de le voir partir d’ici comme un homme libre. Je ne sais pas quoi faire. Je fais un pas en arrière et mon dos se heurte sur Jules. Bien. Parfait. J’ai besoin de ça, de savoir qu’il est là. L’idée me vient de lui demander conseil, mais ce choix me revient apparemment, donc je n’en vois pas l’utilité.

Il est temps de prendre mon courage à deux mains. Je n’ai jamais eu une vie facile, alors pourquoi ferais-je dans la facilité aujourd’hui ? « Laissez-le. Je le pardonne. » Dans un sens, je me plais à faire exactement le contraire de ce que m’a conseillé le Docteur. Si Cezar me pose problème personnellement, je ne dirais pas non à le voir se détruire lui-même à chercher à provoquer et défaire le Faucheur. Non, lui, il n’est pas comme moi. Il n’abandonnera pas. Et moi, j’essaierai de vivre le plus longtemps possible, sachant que je n’ai pas pu sauver le père de mon fils.

Mes bras se referment autour de Dylan et je pousse un soupir. Je pose ma tête sur la sienne après avoir déposé un baiser dessus. « Je suis désolé mon cœur. »




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Jules A. Williams

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MessageSujet: Re: La Saint Valentin   Sam 23 Fév - 11:25

Ce n'était ni la première, ni la dernière fois qu'il voyait un cadavre et pourtant celui-ci était particulier. C'était lui, l'homme dont Rachel lui avait parlé tant de fois, celui qui berçait ses cauchemars et hantait ses jours lorsqu'ils étaient encore au Crescent Hotel. A présent ce n'était plus qu'un cadavre au bout d'une corde, exécuté comme un chien à qui l'on venait de tirer une balle dans la tête. Et ce n'était même pas l'oeuvre de l'Albinos. D'un réflexe de félin, il attrapa Dylan entre ses bras avant que le gamin ne tente quoi que ce soit en voyant le cadavre de son père. Il lui semblait sentir le corps résister et se débattre, mais l'animal avait le regard rivé sur ce qui était entrain de se passer. Le jeu d'Halloween n'était rien en comparaison de ce qui était entrain de se passer sous leurs yeux.

Ses prunelles allaient et venaient entre les deux hommes qui se mouvaient sur la potence et les autres toujours attachés au bout d'une corde. Fut un temps, il aurait pu travailler avec des personnes comme le Docteur, voyant qu'il ne laissait rien au hasard même lorsqu'il paraissait agacé ou déçu. Des personnages dangereux dont on ne pouvait pas prédire ce qu'ils allaient faire et même s'il ne tuait pas l'autre british, il y avait fort à parier qu'il avait bien d'autres choses de prévus.

Il fallait donc compter un premier mort pour ce soir et l'échec d'une tentative de prise de pouvoir contre le Faucheur. N'était-ce pas la parfaite démonstration d'une gestion de la situation ? Jules savait que ce personnage avait toujours été utilisé pour mettre à genoux les victimes récalcitrantes du Faucheur, dont il n'avait jamais fait parti, et il en avait à présent la parfaite démonstration. Un homme de main fort utile au regard de la situation. Une fois de plus, cela ne pouvait que le renvoyer à son propre passif, mais quand bien même il avait des cadavres dans son placard, il ne pouvait jouer les héros. S'il avait bien compris une chose, c'était qu'à vouloir aller à contre-courant des intentions du Faucheur, l'on risquait avant tout de se noyer. Alors, docile, il se faisait le témoin silencieux de la sentence que venait de prononcer Rachel. D'un bras, il gardait sa prise sur Dylan, de l'autre il posa une main sur l'épaule de la jeune femme tandis qu'elle l'avait heurté doucement en prenant du recule. Elle avait pardonné l'homme avant de se concentrer sur son fils. Jules achevait de jouer les présences protectrices en ramenant la mère et son fils contre lui pour leur permettre d'échapper un tant soit peu à l'horreur à laquelle ils n'avaient jamais été mentalement préparés







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Dylan Meyers

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MessageSujet: Re: La Saint Valentin   Sam 23 Fév - 11:57



Intrigue St-Valentin



Dylan Meyers - Tout le monde

14 février 2019


Je l’ai toujours détesté, alors pourquoi j’ai peur de le voir mourir ? J’imagine qu’il reste mon père, malgré tout le mal qu’il a fait. Il n’a jamais été mauvais envers moi à vrai dire. Je me déteste d’éprouver ça actuellement. C’est ma mère qui a toujours été la plus importante. J’ai toujours voué une haine sans fond à mon père. Alors qu’est-ce qui change ? J’imagine que la mort est ce qui change. Les bras de Jules me retiennent alors que ma mère essaie d’atteindre le dingue qui étrangle Brandon. Puis un sursaut. Ce coup de feu m’a fait peur. C’était un coup de feu, non ?

Le corps de mon père tombe, pendu au bout de sa corde. J’ai devant moi, en spectacle sur une scène de bois, un père mort, tiré d’une balle dans la tête. Après Roseberry, c’est le premier cadavre que je vois. Je devrais me consoler que ce n’est pas celui de ma mère. Oh merde… « Maman !!! » Je me débats dans les bras de Jules. Il ne veut pas me laisser partir la rejoindre. Je pleure, j’ai mal. Je vois, sans même regarder dans ses yeux, que quelque chose en elle vient de mourir avec Brandon. MERDE !

Quand elle nous rejoint, je n’arrive toujours pas à me défaire de Jules, mais j’arrive à passer mes bras autour d’elle. Elle ne réciproque pas mon étreinte par contre. Je ne lui en veux pas. Elle est en état de choc, sans doute. Je l’ai déjà vu dans cet état… Dans le grenier du Crescent Hotel, il me semble, non ? Quand un automate lui a donné un coup alors qu’elle défendait monsieur le journaliste. Enfin. Je m’accroche à elle, en larme et tremblant. Mon père vient de se faire buter, bon sang.

Et alors j’entend ma mère dire au Docteur qu’elle pardonne l’autre dingo qui a étranglé mon père. Ce mec est dingue. Aussi dingue que le Docteur. Elle le pardonne pour quoi au juste ? Sans doute pour avoir étranglé Brandon… Enfin…

Pendant un moment, je reste dans les bras de ma mère et Jules. Puis je pose les yeux sur Nalani, pointeur laser sur le front. Non, je ne peux pas la laisser mourir. Il y a bien quelque chose que je puisse faire. « Docteur ! Laissez Nalani partir. Vous avez déjà tué mon père. Laissez mon amie ! » Il va sans doute se moquer. Mais je ne sais pas quoi faire d’autre. Je sais qu’il n’aura pas de pitié, mais au moins il me dira peut-être comment la sauver.




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Le Docteur

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MessageSujet: Re: La Saint Valentin   Sam 23 Fév - 12:29

Saint Valentin


Le Docteur accorda une caresse au crâne du Boiteux du bout de son arme avant de retirer le canon contre sa peau, sans tarder, il le prit par le col et, d'un geste résolument ferme, il le poussa au bas de la potence pour lui faire quitter ce promontoire artificiel. Sans ce soucier un tant soit peu de ce que la chute pouvait lui causer. Un os de cassé ? Quelle importance ? Il rangea le 9mm dans son holster puis fit craquer sa nuque. Tandis qu'il s'approchait du prochain candidat à la potence, il entendit la voix du jeune Dylan s'élever à nouveau. Il se posta entre James et Nalani, lançant un regard à l'adolescente avant de la pointer du doigt comme pour s'assurer qu'il s'agissait bien d'elle mentionné par le garçon. Il arbora une moue dubitative mais néanmoins légère avant de passer derrière eux pour se retrouver, cette fois, uniquement aux côtés du révérend.

- Chaque chose en son temps jeune homme, dit-il posément, il nous faut à présent traiter le cas du révérend James, comme il aime à se faire appeler. Je comptais commencer par Mr Anderson, mais comme vous avez pu le constater, il a fallu… Improviser.

C'était clairement faux, mais il n'était pas nécessaire de faire le moindre commentaire la dessus. Aussi, il porta son attention sur Jules, tandis qu'il vérifiait les liens et la corde du frère aîné.

- Bien, Mr Williams, c'est à votre tour à présent, fit-il, étant donné le lourd passif qui existe entre vous et votre frère, la question est : est-ce que vous le pardonnez, pour sa trahison de 2005 ? Celle qui vous a conduit à la case prison pour meurtre, d'une fillette. Oui ? Non ? Réfléchissez bien, nous savons, vous et moi, que la mort est quelque chose de plutôt définitif, en général.

Il avait posé ses mains sur le manche qui actionnait le levier d'ouverture de la trappe, il était prêt à l'actionner à la réponse du Britannique.

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James Williams

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MessageSujet: Re: La Saint Valentin   Mar 26 Fév - 11:22

James avait assisté, impuissant, à la scène qui venait de se dérouler sous ses yeux. L'homme avait fait beaucoup de choses dans sa vie, tuer des gens en avait fatalement fait parti, mais jamais de cette façon là. Le Britannique avait toujours était pour l'efficacité plus que pour le style. C'était une question de rendement, il avait bien autre chose à faire à l'époque. Mais, il n'avait plus mis les mains la dedans depuis un moment maintenant. Alors, ce soir, on lui renvoyait son ancienne vie dans la figure avec violence. Et quelle violence... Il sentait encore les coups qu'on lui avait donné. Il avait mal, c'était un fait. Et comme n'importe qui d'un tant soit peu humain, il n'avait pas envie de mourir, pas ce soir en tout cas.

Le révérend avait fini par fermer les yeux, entendant les bruits, les voix, les coup, la strangulation tandis qu'il sentait encore la corde contre sa chair. Puis le gamin qui avait crié qu'on laisse tranquille son amie. Le tour de la gamine n'était pas venu, non. Il entendit le chauve donner son prénom. A ce moment là il ouvrit les yeux. Il avait peur, c'était instinctif, animal. Il ne pouvait pas fuir. Ses yeux se posèrent sur Jules tandis que le Docteur dévoilait une part de leur histoire commune et lointaine. C'était remuer le couteau dans la plaie d'une putain d'affaire qui avait eu lieu y a plus de dix ans. Mais il se rappelait encore de ce soir fatidique où la vie des frères Williams avaient basculé. Il n'avait pas sauvé Jules, il n'avait pas pu. Il pensait qu'il était derrière lui. Une fois qu'il s'était retourné pour voir si son petit frère le suivait... C'était trop tard, la police était déjà sur les lieux. Il avait vu Jules se faire menotté et emmené par les hommes en uniforme. Il avait suivit l'affaire dans les journaux. Il n'avait pas peu aider celui qu'il protégeait depuis leur plus tendre enfance.

James posa un regard désolé sur son frangin, le visage douloureux, grimaçant.

- Jules... dit-il en articulant difficilement.

Il ne savait pas quoi dire. En vérité, les deux frères n'en avaient jamais reparlé, préférant mettre ça sous le tapis et passer à autre chose. Mais aujourd'hui, il se disait qu'ils auraient peut-être dû prendre le temps de le faire, de se regarder dans le blanc des yeux, se dire les choses. Fais pas le con gamin.

- Je sais que c'est trop tard... pour te dire ça. Mais j'ai jamais voulu t'abandonner mon frère, ajouta l'homme.

Mais est-ce qu'il allait le croire après tout ce temps ? Eux qui s'étaient retrouvés uniquement parce que James aussi s'était fait attrapé par le Faucheur.
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Jules A. Williams

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MessageSujet: Re: La Saint Valentin   Mer 27 Fév - 14:40

Le corps de la fille gisait sur le sol de la maison. Les yeux grands ouverts dans un air de surprise, la dernière expression qui resterait à jamais figé sur ce visage enfantin. Jules se souvenait de ce soir là, celui où James avait disparu et lui s'était senti réellement seul pour la première fois de sa vie. Abandonné par sa famille, celle qu'il n'avait pas choisi, celle qui ne lui avait pas fait de cadeaux depuis le début. Enfant non désiré, détesté, abandonné, trahis. Voilà ce que l'animal avait dû endurer, voilà ce qui lui revenait en pleine figure ce soir.

Jules avait laissé ses yeux aller et venir entre James et le Doc. Il ne cherchait même pas à savoir comment l'Albinos avait fait pour savoir... le Faucheur savait tout de lui et de son frère, rien d'étonnant à ce qu'il lui fasse une crasse pareille, quand bien même il lui avait fait le cadeau de blanchir son casier judiciaire. Il y aurait d'autres coups bas, mais à cette heure celui-ci était le plus maudit. Jusqu'à présent, il avait mis ça de côté, espérant sans doute un jour pouvoir en parler avec James, pourquoi les choses s'étaient passées ainsi. mais ce soir, il était en colère.

L'émotion était forte. Il avait finalement relâcher Rachel et Dylan pour les laisser entre eux. Se faisant, il s'approcha quelque peu de la potence pour voir son frère d'un peu plus près. L'aîné de la fratrie était dans un sale état. Il n'avait jamais voulu l'abandonner, pourtant... il l'avait fait. Celui en qui il avait toute confiance, celui qui l'avait protégé du monde, il l'avait trahis, il l'avait abandonné. Il espérait quoi ? Que Jules n'était pas rancunier ? Malheureusement il l'était.

- Tu t'fous de ma gueule ? objecta-t-il le brun. C'est carrément trop tard pour les excuses.

Pourtant... A présent il avait une famille, ils formaient une nouvelle famille. Est-ce Jules serait capable de dire à Elise que son beau-frère était mort parce qu'il avait dit à un taré de le pendre ? Est-ce qu'il pourrait regarder Adam en face et lui dire que son oncle était parti, pour toujours ? L'animal savait qu'il y aurait des conséquences dans les deux cas de figure. Mais il fallait regarder les choses en face... Son seul bonheur il l'avait trouvé par lui même, le reste... Le reste s'était de la faute de James. Le petit frère avait toujours aspiré à une vie normale, à faire des études, à avoir un métier. A la place de ça c'était devenu un criminel, un assassin. Il avait pourtant tenté de refusé ce destin, mais c'était trop tard...

- Fallait y penser le jour où on s'est retrouvé toi et moi dans ce putain d'orphelinat, t'avais toutes les cartes en mains et moi... j't'ai toujours fait confiance. Alors tu m'excuseras, mais j'peux pas te pardonner ça. Jamais.

Son regard se posa sur le Doc, il serrait les poings pour cacher les tremblements de ses mains. Il voulait en finir avec tout ça, tourner la page, passer à autre chose et profiter de la nouvelle vie qu'il avait ici, à Little Rock.







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Le Docteur

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MessageSujet: Re: La Saint Valentin   Sam 2 Mar - 7:22

Saint Valentin


Ainsi le verdict venait de tomber. Le plus jeune des frères Williams venait de condamner l'aîné à la potence. Un sourire mesquin s'étirait sur les lèvres pâles du Docteur, ses mains gantées caressèrent la surface de bois lisse du levier et d'un coup sec, inattendu et vif, il l'actionna. La trappe s'ouvrit aussitôt sous les pieds du révérend qui se retrouva pendu dans le vide. Le corps tenta de résister à l'action de la corde sur sa gorge mais cela était bien trop tard. Les pieds s'agitèrent dans l'air sans plus trouver de surface sur laquelle s'appuyer pour survivre. Le dernier soubresaut de vie quitta le britannique après un instant de lutte qui paru bien loin.

Le Docteur revint sur le devant de la potence, ses doigts pianotant dans l'air avant de s'intéresser aux jeunes gens en la présence de @Dylan Meyers et @Zackary Brewer. Il les pointa tour à tour du doigt.

- Bien, mes petits messieurs, il semblerait que ce soit au tour de votre comparse, dit-il en laissant sa lèvre supérieur pour dévoiler un sourire carnassier. Mr Brewer, il paraît que l'amitié entre vous et Miss Rey n'est pas toujours été au beau fixe. Après tout, elle s'est montrée capable de vous tuer pour une épreuve. En même temps je la comprends, vous étiez parfaitement insupportable. Certes vous avez deviné la fin du jeu, mais ce que vous n'avez compris ce jour là, c'est que vous ne pouviez pas faire de retour en arrière. Il n'y avait pas de petite porte dérobée avec marqué "sortie" dessus. Comprenez-vous ? C'était une ligne droit et vous avez tentez de passer à travers les murs. Hmm finalement, c'est peut-être vous qui auriez dû être sur cette potence, je suis sûr que votre amie vous aurait pardonné. Hélas, ce n'est pas le cas. Aussi... Êtes-vous rancunier jeune homme ?

Le Docteur dardait un regard glacial sur le jeune Zackary. Arquant un sourcil qui semblait avoir disparu depuis fort longtemps, ce qui rendait le faciès de l'homme encore plus énigmatique.

- Oh et je préfère le dire entre nous, évitez d'agir bêtement cette fois.

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MessageSujet: Re: La Saint Valentin   Sam 2 Mar - 21:23
Je restais au loin pour voir comment tout ce bordel se passe. Recroquevillé sur moi-même, quand on ne sait pas quoi faire dans une situation qui nous dépasse le mieux c'est de ne rien faire. C'est comme poser la manette et ne pas avancer dans la partie, tant qu'on ne fait rien, rien ne se passe. Mais je ne suis pas seul et les autres subissent les trucs sadiques du chauve qui est lié à ce fils de pute de Faucheur. Y a eu une putain de lueur d'espoir quand le psychopathe se libère et il y avait des hommes avec lui, mais ça n'a pas suffit pour l'arrêter. Bordel de merde, mais c'est quoi ce type ?! Je serre les dents et le poing tête basse. Si un taré comme ce mec ne peu rien alors une petite merde telle que moi ne pourra rien, mais genre alors rien faire. Pourquoi j'existe au juste hein ? Pourquoi ce n'est pas plutôt moi que la mort à pris ?! Toujours appart écoutant à peine ce qui se passe, j'écarquille les yeux quand je vois qu'un mec se fait pendre. Nerveux, je frotte mon bras, mon bras bourré de cicatrice de mes scarifications passé. Ça a commencé à la mort de mon père et j'ai arrêté depuis que Nala s'est pris une place dans ma vie. Son fort caractère et sa manière d'être me fait oublier que je suis qu'une merde. À m'appeler pour tout et n'importe quoi montrait que celons elle, j'étais utile et capable de l'aider. D'un côté ça me faisait chier, mais d'un autre ça ne donnait une importance que je ne soupçonnais pas. 

Voir un pendu en direct m'a donné de violente nausée, je plaque ma main contre la bouche et ravale avec un dégoût monstrueux. Je tousse et tente de me ressaisir, si je comprends bien, c'est un délire à la con d'un pardon et si on ne pardonne pas l'autre crève ? Mais c'est du délire ! C'est une putain de connerie ça ! Puis pardonné Nala de quoi ? De ne pas m'avoir donné raison au jeu merdique du Faucheur ? Le fait qu'elle ne m'ait pas soutenu et traiter de con sans expliquer quoi que se soit ? Mais c'est de l'enfantillage ça, c'est complètement débile ! Quand je l'entends parler, je me fige les sourcils froncé, sérieux ? Il me sort le coup du flingue, mais il est con ou quoi. J'avais peur, mais la peur que Nala se face pendre est bien plus grande. Je finis donc par descendre sans quitter la potence du regard. Regarder Nala ? Non, je n'en suis pas capable chuis bien trop naze pour ça. Une fois en face de la potence je lève le regard sur se soit disant docteur.

« T'as vraiment rien pigé à ce qui c'est passé là-bas. »

J'inspire un grand coup.

« Et je m'en bats les couilles de l'avis d'un type comme toi. T'es rien à mes yeux, juste un guignol qui fait son intéressant et qui fait le fier parce qu'il a le dessus, t'es une merde parmi tant d'autre pour moi... Je n'ai absolument aucune raison d'en vouloir à Nala... Parce que, ce que toi et ton pote le Faucheur n'avaient complètement pas pris en compte, c'est que s'est moi qui ai demandé d'être tué. J'ai toujours eux envie de crever depuis la mort de mon père. Et mieux vaut sacrifier un naze comme moi plutôt que tuer tout un groupe. Nalani est ma putain de meilleure amie et quand je me suis porté volontaire pour me faire tuer de ses mains, elle a compris que ça ne me dérangeait pas. Elle a respecté mon choix sans me juger. Pour moi, c'était même une mort idéale, utile et par une personne en qui je tiens. »

Je ne sais pas parlé sans être vulgaire, sans doute parce que j'emmerde tout ce que je vois, j'emmerde la vie. J'étais proche de la potence et serre les dents pour garder mon calme, mon corps tremble de part en part.

« Tu peux largement la libérer et me tirer une balle dans la tête. Je ne lui en ai jamais voulu, jamais, j'ai même plutôt été reconnaissant parce que par son essai contre le mur, elle m'a aussi sauvé la vie. »

Je ferme les yeux putain, j'ai envie de chialer. Pourvu que mes dires sincères soit la bonne réponse pour sauver Nala. Je tremble de plus en plus et je retiens mes larmes en gardant les yeux clos. Je termine d'une voix étranglé.

« Elle ne mérite même pas tout ces putain de coup que vous lui avez donné... Libérez la bordel, elle au moins elle a une famille qui l'aime... Elle au moins c'est une personne extraordinaire... »

Je n'aime pas dire les choses sincèrement comme ça putain... Mais si ça peu la sauver, je le referais encore et encore. Je ferais tout ce qu'il faut sans problème, moi e gros naze, je ferai de mon mieux.






Vous me faites tous chier...
Non sérieusement, foutez moi la paix...
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Nalani Rey

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MessageSujet: Re: La Saint Valentin   Mer 6 Mar - 13:33

Le regard dans le vague, elle avait arrêté de voir tout ce qui se passait autour d'elle. Tremblante, le teint légèrement pâle à cause du froid, Nalani encaissait sagement ce qui était entrain de se passer. De toute façon, elle n'était clairement pas en position de dire ou faire quoi que ce soit. Ceux qui tentaient de s'en prendre directement ou indirectement au Docteur étaient mis au tapis. Son armée de l'ombre s'était parée à toutes éventualités pour affronter les dissidents. Alors elle se disait que c'était juste un mauvais moment à passer, qu'il ne fallait pas s'en faire. Même s'il fallait déjà compter deux morts et un potentiellement amoché, du haut de son perchoir elle n'en voyait rien.

Puis, la voix de Zack perça dans ses pensées. Cela faisait un moment qu'elle ne l'avait plus entendu. L'adolescente leva les yeux sur son ami, tant bien que mal elle écoutait ce qu'il était entrain de dire, de jeter à la figure du Doc qui avait l'air de n'en avoir cure. Tout ce qu'il voulait s'était une réponse, savoir si oui ou non Nalani allait rejoindre le révérend à ses côtés. Elle aurait voulu regarder le corps, voir ce que ça faisait de mourir pendu. Mais... elle n'était pas prête à passer l'arme à gauche.

Nala n'avait pas les mots, son esprit avait du mal à rester concentré, il vagabondait à la recherche d'une pensée positive à laquelle se raccrocher. Jusqu'à ce qu'elle entende la voix de Zack qui demandait de la faire libéré. Elle eut un sourire, même s'il fut difficile à afficher, lançant un regard mêlé de douleur et de reconnaissance envers son ami. Elle espérait pouvoir descendre de cette maudite estrade et en finir avec tout ça. Se prendre un bon chocolat chaud et retrouver la sensation dans ses pieds et ses mains.
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Le Docteur

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MessageSujet: Re: La Saint Valentin   Mer 6 Mar - 14:04

Saint Valentin


En somme, le jeune Mr Brewer avait décidé de pardonner sa charmante camarade. Ces deux là étaient fait pour s'entendre. Aussi, le Docteur éloigna ses mains du levier de la trappe. Il ôta la corde autour du coup de l'adolescente et lui libéra les poignets avant de la guider vers l'escalier qui permettait de descendre de l'estrade. Il était à présent temps de passer à la dernière personne que comptait cette potence, le très estimé @Charles Anderson, voilà donc le tour de @April R. Carter et @Damon Carter de faire porter leur voix.

- Bien, nous arrivons enfin à notre dernier invité du soir et pas des moindres, dit-il d'une voix calme, observant son auditoire avec attention. Pour ceux qui ne connaîtrait pas l'histoire, ce cher Mr Anderson n'est autre que le père biologique de Miss Carter ici présente. Oh ce n'est pas la peine de vous mettre dans tous ces états, après un mot de vous et il sera sauf... ou mort. C'est vous qui décidez.

Il fit craquer les jointures de ses doigts tout en contournant le dernier protagoniste encore debout, vivant et avec cette corde autour de la gorge. Il se plaça non-loin du levier qui était le sien, celui de la trappe encore close. Il lança un regard aux deux autres cadavres avant de reporter son attention sur les vivants.

- Alors, Miss Carter, peut-on pardonner à un père une trahison tel que l'abandon ? Après tout, c'est à cause de lui que vous vous êtes retrouvé dans la famille Carter, des gens animés par tout autre chose que l'amour filiale et la protection parentale. Oh, je ne vous demande pas de faire appel à vos sentiments, seulement à votre logique. Votre frère peut tout à fait vous aider dans cette prise de décision.


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April R. Carter

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MessageSujet: Re: La Saint Valentin   Hier à 21:39
Une fois de plus beaucoup trop de sentiment envahie la pauvre jeune femme. La peur, la colère, l'incompréhension... Elle regarde impuissante tout ce qui se passe dans les bras de son frère qui n'agit pas comme elle en avait le souvenir. Qu'est-ce qu'elle est censée faire ? Pourquoi est-ce qu'elle subi ça ? Où est Timothy ? Pourquoi les cachets ne lui permette pas pour cette fois d'agir en conséquence de tout ce mélange d'émotion ? April avait juste envie de partir, fuir loin, s'effacer, ne plus exister. S'effacer de la surface de la terre même envers ses proches. Une douleur au cœur ce fait quand son confident se fait prendre, elle s'en moquait de ce qu'il pouvait être réellement ou elle ne sait quoi, il l'écoutait et la conseillait et simplement parce que celui qui semble être son frère ne « pardonne pas » un quelconque acte, elle n'a plus personne à qui confier ses doutes. Son corps tremble, sa gorge se serre, des larmes étranglées se glisse sur sa joue. 

Elle tombe à genoux alors que la jeune fille était libérée par les dires de son ami, Damon l'accompagne inquiet, même les réactions de celui-ci la faisait souffrir. Le Damon qu'elle a connu lui aurait déjà explosé et tué ou tabassé ce satané docteur, la, il se contente de faire le bouclier humain et d'essayer de la calmer pour que tout ce passe bien. C'était son tour de prendre une « décision » concernant son ami, mais aussi père biologique Charles. Quand Timothy lui a annoncé la nouvelle par intermédiaire du journal du Faucheur, April a été incapable de retranscrire ses sentiments à ce moment-là. Elle s'est donc contenter de se souvenir des bons moments avec lui et d'être plutôt heureuse de voir qu'aujourd'hui, il était la avec elle et bien plus sympathique et aimant que ses parents adoptif.

Sauf qu'aujourd'hui, elle avait les cachets, et même avec ceux-ci, elle était incapable d'agir en conséquence, ce qui provoque un sentiment qui dépasse les autres : la peur. Peur de pratiquement tout, puis la colère remonte soudainement quand le docteur s'adresse à elle. Elle saisit son portable pour le lui balancer dans la figure, mais Damon l'en empêche.

« LÂCHE MOI ! »

Elle tente de se défaire de son frère, mais en vain, celui-ci lui murmure quelque chose à l'oreille. Elle s'adresse alors au docteur.

« J'en peu plus de vos conneries ! De toi et du Faucheur de MERDE ! Libère le TOUT DE SUITE ! Et si tu ne le fais pas, je te jure QUE JE TE TUERAIS ! TOI ET SE FILS DE CHIEN DE CONARD DE M... »

Elle ne parvient pas à finir sa phrase, coupée par son frère qui lui murmure autre chose, la peur prend alors le dessus. À s'emporter comme ça, il pouvait très bien le pendre juste pour se venger, la peur mélanger à la colère. April en vient à un stade où elle a juste envie de mourir. Et cette réaction si calme et contrôlée de son frère... Elle avait l'impression d'être avec un inconnu. 

« Personne ne sait ce qui s'est vraiment passé... Y... Il n'y a que Charles qui sait. Et je m'en fiche complètement de ses raisons ou je ne sais pas quoi. Libérez-le... Et foutez nous la paix une bonne fois pour toute... »

Elle regarde alors son père biologique et commence à voir trouble, toujours à genou au sol, les émotions bien trop intenses empêche les cachets de faire réagir son corps. Et de ce fait April finit par perdre connaissance dans les bras de son frère.






What am i feeling?
Is it meant to make your inside ache? Meant to make your chest go tight? Meant to make you sweat and shake? How could anything like that be right?
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Charles Anderson

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MessageSujet: Re: La Saint Valentin   Aujourd'hui à 8:19
Deux sauvés, deux exécutés. Je suis le prochain. Vais-je survivre ou suis-je sur le point de payer de ma vie ? Le Docteur s’avance vers moi, expliquant aux quelques personnes en bas de la structure que je lui le père d’April. Je n’aime pas que ma vie soit étalée comme ça, mais franchement, là, c’est le moindre de mes soucis. April est instable, son petit ami n’est pas là pour l’aider et Damon… Enfin, il essaie mais il n’a pas l’air d’y arriver comme l’Hôte l’aurait fait. En fait, j’ai l’impression que l’Hôte mène April du bout du doigt un peu trop facilement. Peut-être a-t-elle peur de lui ? Tout ça n’aura aucune importance si je ne survis pas.

April se retrouve avec ma vie entre les mains et mon regard s’agrandit quand elle lève le bras pour lancer son téléphone au Docteur. Elle va me faire tuer. Ah, non. Damon l’a retenue. Bon sang, si je ne meurs pas pendu, je meurs d’une crise cardiaque, sûr. Je ne me suis jamais senti aussi vieux qu’aujourd’hui.

April demande, non sans manqué de politesse, au Docteur de me relâcher et donc il le fait. J’ignore s’il est déçu ou non, je n’ose pas le regarder. Mes mains détachées, j’enlève la corde autour de mon cou et me dirige vers l’escalier pour descendre de la structure. Si j’arrive à tenir debout sur mes jambes tremblantes, c’est grâce à l’adrénaline de voir April s’évanouir. Je garde le silence quand j’arrive près d’elle. J’ai la gorge trop sèche pour parler, et bien trop peu d’énergie pour faire quoi que ce soit. Mon regard se pose sur Damon. Il n’a pas le choix. On compte sur lui pour nous aider, April et moi.







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before Big Brother finds you


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Timothy Parker

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MessageSujet: Re: La Saint Valentin   Aujourd'hui à 9:06
April est absente. Elle ne devrait pas être absente. J’ai passé un appel rapide à Smith pour lui demander s’il savait où elle était, mais il l’ignorait. Puis j’y pense. Mon téléphone. Je l’attrape immédiatement et effectue une recherche GPS pour détecter le sien. Pendant une seconde, j’arrive à la détecter, mais elle fini par disparaître autour du War Memorial Stadium. Curieux. Je regarde vite fait si un match est prévu ce soir, et rien. Nada. Et alors je comprends.

Rapidement, je sors la carte de l’agent Stewart et l’appelle. Et il ne répond pas. J’appelle donc directement au FBI. Il n’est pas au bureau. Je leur dis donc que j’ai une information primordiale à lui communiquer, et que je ne la communiquerai qu’à lui. Je leur dis que c’est au sujet du Faucheur et hop ! Tout de suite on me transfert mon appel. Quelqu’un répond alors, un homme, qui se fait expliquer par l’agent au bureau que je dois absolument communiquer avec l’agent Stewart et l’appel lui est donné. « Agent Stewart, ici Timothy Parker. Loin de moi l’envie de vous déranger, mais j’ai cru que vous aimeriez savoir que le Faucheur est en train de détourner votre attention. » Oui, clairement. Sinon, on entendrait à la radio et à la télé que le Faucheur est en train de frapper. Non, on entend seulement parler de cette prise d’otage à la banque en ce moment-même, qui dure depuis deux ou trois heures déjà. « Je viens de perdre le signal d’April au War Memorial Stadium. Vous feriez bien de vous dépêcher. Je vous retrouve là-bas. » Pas de temps à perdre à expliquer quoi que ce soit. Tout était assez clair. Cette prise d’otage était sans nul doute l’œuvre du Faucheur. C’était… bien pensé.

Sauf évidemment que j’étais en dehors de son petit jeu. S’il voulait éloigner les autorités, c’était un échec. À moins évidemment que ça ait été prévu, ce qui serait totalement possible. Le Faucheur pensait toujours à tout et ne laissait jamais rien au hasard. Quand on croit avoir un coup d’avance, il en a en fait toujours 10.

Ma voiture se gare au stade et je constate que tout est sombre. La porte est déverrouillée, mais quand elle se referme derrière moi, impossible de la rouvrir. Alors tout le monde est pris au piège à l’intérieur. Je passe les bornes de sécurité, une espèce de détecteur de métal, qui ne s’allume pas, et je continue mon chemin. Quand j’arrive à l’intérieur, Monsieur Anderson est sur le point de se faire exécuter, mais je m’en moque un peu. C’est le bourreau qui attire mon attention.

Mes pieds avancent sans mon contrôle. Sans doute parce que j’ai entendu la voix d’April, et le désespoir qu’elle projette. Si elle n’avait rien dit, j’aurais sans doute figé sur place à la vision de ce… monstre. Je le reconnais. Je reconnaîtrais le Docteur entre milles, sans même ouvrir les yeux. C’est lui qui m’a mis dans cette camionnette à mon retour à Little Rock. C’est lui qui m’a infligé toutes ces blessures qui m’ont coûté un séjour à l’hôpital. C’est lui qui punissait les gens au Crescent Hotel et qui les faisait disparaître. À l’époque, le Docteur, bien que n’étant pas sous mes ordres, ne m’impressionnait pas du coup. Mais après avoir été torturé par ce dernier, j’en ai une peur bleue.

Des flashs de souvenirs me reviennent violemment au visage tandis que Charles est relâché. Ça me prend absolument tout pour me ressaisir. Je pose les yeux sur April qui est inconsciente. Damon est là. Parfait. Je vais les rejoindre en même temps que son père. « Les autorités sont en routes. Damon, emmène les tout de suite près des portes. Monsieur Anderson, April devra vivre avec vous désormais. Gardez-la loin de moi à tout prix. Avec ce type en liberté, ce sera trop dangereux pour elle de rester avec moi. » Sa voix pleine de reproches me parvient comme un bruit lointain tandis que je pose les yeux sur le Docteur. « Partez maintenant. » En d’autres mots, fermez-la et foutez-moi la paix avec votre morale à deux sous.






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Le Docteur

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MessageSujet: Re: La Saint Valentin   Aujourd'hui à 11:43

Saint Valentin


Il avait retiré ses mains gantées du levier de la trappe sous les pieds de Mr Anderson. Lui aussi était libre. Le Docteur lui retira la corde au cou et les liens qui enserraient ses poignets. Il le laissa descendre de la potence pour rejoindre sa fille et Mr Carter. L'homme au crâne luisant observa un court instant le chaos et les émotions qui découlaient de cette situation inconfortable pour le commun des mortels. Un sourire s'esquissa sur son visage lorsqu'il constata la présence de Mr Parker, rejoignant les rangs des victimes de cette folle soirée. C'était un sourire perfide, sournois. Le témoignage vivace du souvenir qui animait le passé des deux employés du Faucheur. Le traître se souvenait encore de la correction que lui avait infligé le Docteur. Le traitement faisait son effet.

Après ça, profitant que les uns et les autres soient occupés à panser leurs blessures, leurs âmes profondément entaillées, le Docteur fit volte-face et à son tour quitta la potence, laissant ainsi les deux corps pendus dans l'indifférence la plus totale. D'un pas tranquille, les mains dans les proches de son pantalon, il regagna les gradins, s'éclipsant dans les couloirs du War Memorial Stadium telle une ombre. Il avait rempli sa mission, son travail ici était terminé. Au loin, la sirène des voitures de police.


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MessageSujet: Re: La Saint Valentin   Aujourd'hui à 12:02

- C'est bizarre, on dirait qu'ils tentent de gagner du temps.

Cela faisait un peu plus de deux heures, à présent, que la prise d'otage était entrain de se dérouler dans une banque du centre ville de Little Rock. Jusqu'à maintenant, les négociations, bien que quelque peu tendues, s'étaient faites sans trop de problème. Les braqueurs ne semblaient pas paniquer outre-mesure et avaient des revendications toujours clairs. Deux otages avaient déjà été libérés tandis que le FBI continuait d'assurer la liaison avec le chef des braqueurs. J'assurais moi même la bonne marche des opérations avec d'autres collègues tandis que le cordon de police tenait éloigné la foule des curieux qui se massaient pour assister aux opérations.

Je fus néanmoins coupé dans mon travail par un appel qui n'avait rien à voir avec ce qui était entrain de se passer. Mon regard s'agrandi soudainement lorsque Mr Parker, à l'autre bout du fil, fit mention du Faucheur. Je n'eu même pas le temps de me frapper le front, mon esprit avait été frappé par la foudre, dès lors je comprenais mieux ce qui était entrain de se passer.

Aussitôt j'en informais mon supérieur, mais le temps de trouver des hommes et des voitures disponibles me coûta ce qui semblait être une éternité. La prise d'otage avait réussi son coup : accaparer l'attention des forces de l'ordre. Mais une fois mon équipe monté, les sirènes des véhicules se mirent à retentir dans les rues de la ville. Il n'y avait plus de temps à perdre. Aussi, celui les indication de Mr Parker, nous avions pris la direction du War Memorial Stadium. Les projecteurs étaient allumés à notre arrivée, éclairant le terrain.

Le spectacle qui se dévoilait à moi m'était inconnu. De toute ma carrière, je n'avais jamais assister à cela et pourtant j'étais sur le dossier du Crescent Hotel depuis un moment déjà. Avec d'autres collègues et agents, nous découvrions une potence qui permettait l'exécution de plusieurs condamnés à la fois. Mais il n'y avait que deux corps suspendu dans le vide. Mon regard se posa sur les autres personnes ici présente. Arme au poing, nous progression lentement jusqu'à arriver là où se trouvaient les gens. Je reconnaissais chaque visage, je les avais tous vu ce jour du 31 octobre dernier. Mon coeur se serra lorsque je vis Dylan. Aussitôt mon regard se mit à chercher Rachel qui était plus loin, assise dans les grands, le regard fixé sur l'un des corps sans vie. Je rangeais mon arme pour accourir auprès d'elle.

- Rachel ! ça va ? demandai-je tandis que je lui prenais les mains pour avoir son attention. Qu'est-ce qui s'est passé ?

Un autre agent du FBI ne tarda pas à venir me voir avec ce qui semblait être un pointeur laser.

- On a trouvé ça en haut des gradins, y en avait six en tout et plusieurs cadavres. On est entrain de les identifier mais la plus part étaient connus des service de police. Je sais pas ce qui s'est passé ici, mais on dirait qu'ils étaient attendu.

J'espérais que Rachel allait pouvoir m'aider à comprendre ce qui s'était passé ici...







On se demande toujours pourquoi on n'a pas agit sur l'instant. On regrette bien souvent de n'avoir rien fait alors qu'on le pouvait. Moi je regrette d'avoir agit parce que tout cela ne serait pas arrivé.
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Rachel Newman

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MessageSujet: Re: La Saint Valentin   Aujourd'hui à 12:34
J’ignore complètement comment je me suis retrouvée assise dans les gradins. Mon corps s’est trainé là tout seul. Je n’ai même pas fait attention quand Dylan a quitté mes bras pour aller retrouver son amie. Quelle mauvaise mère je fais. Je suis assise là, dans les premières rangées, et je regarde le corps de Brandon qui pend au bout de sa corde alors que la trappe sous ses pieds ne s’est même pas ouverte. Je tremble. La chaleur a quitté mon corps. Je tremble tellement que mon corps en entier me fait souffrir. J’ai l’air complètement absente, mais je suis là. Mes pupilles dilatées ne quittent pas Brandon. C’est ma faute. C’est ma faute s’il s’est retrouvé impliqué dans cette histoire.

Tout s’est passé tellement vite. J’ai fait libérer Cezar alors que c’est lui qui aurait dû mourir. Jules a fait pendre son grand frère. L’autre enfant a fait libérer Nalani, son amie et celle de Dylan qui est allé la rejoindre, et… Je crois que j’ai perdu contact avec la réalité après ça. Visiblement Charles a été sauvé. Mais James et Brandon pendent toujours au bout de leur corde.

Les sirènes hors du stade se sont fait entendre, mais elle me paraissent tellement loin. Je reste là, à grelotter, incapable de faire quoi que ce soit, ou penser à autre chose d’autre que Brandon. Si je ne l’avais pas quitté, je ne serais pas là aujourd’hui. Je ne serais pas victime du Faucheur. Qui sait, peut-être que mon père aurait fait arrêter Brandon après qu’il m’aurait battu presque à mort. Et peut-être serais-je toujours en couple avec Andrew maintenant. Je ne le saurai jamais. Mais je sais que Brandon serait sans doute encore en vie.

Des larmes coulent de mes yeux alors que je repense aux derniers regards qu’il m’a jeté. Des regards de haine. S’il avait été libéré, j’aurais probablement été battue dès qu’il en aurait eu l’occasion. J’ai absolument tout gâché. Cette fois, ça y est. Je souhaite mourir. Je voudrais mourir à sa place. Mais c’est trop tard… Peut-être devrais demander de l’aide à Cezar. Peut-être est-ce pour cette raison que j’ai accepté de le libérer.

Deux mains viennent prendre les miennes et Andrew se place dans mon champ de vision. Mon visage se tord alors de douleur et je pleure un peu plus. Cette soirée aurait dû être la nôtre. On aurait dû passer une soirée en amoureux. Je m’étais mise belle pour lui. Comment j’ai pu être aussi stupide ? « Il est mort. C’est ma faute. Il a tué Brandon. » Je pointe son corps, la main tremblante. Je reprends ensuite sa main. J’ai besoin de la tenir. J’ai besoin de m’accrocher à lui, sinon je serai perdue. Mais je retire mes mains des siennes par réflexe quand un de ses collègues vient lui parler. Je baisse les yeux et je regarde ailleurs. J’ai l’impression d’en vouloir à ces pauvres hommes. Mais je ne leur en veux pas réellement, je manque juste de confiance. Quand il est parti, je regarde l’homme de ma vie. « Andrew, où est ton téléphone ? » À sa réponse, j’entends que son téléphone personnel est au bureau et accessible par ses collègues. Je sors alors le mien et lui montre notre conversation, son dernier message étant le rendez-vous qu’il m’a donné ici. Je regarde autour et m’assure que nous sommes seuls. « Sois tu as des explications à me donner, sois ton téléphone a été piraté… ou sinon l’un de tes collègues travaille pour le Faucheur. » Évidemment, je ne crois absolument pas qu’Andrew ait quoi que ce soit à se reprocher. Il n’a donc rien à me dire, aucune explication à me donner. Je le sais. Je le sais.







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La Saint Valentin
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